|
Couvert
Forestier
La lettre de la Coalition
mondiale des foręts sur la politique forestière internationale
N° 16 / Juillet
2005
(click
here to download it in word format)
Sommaire:
• Couvert
Forestier : brève description
• Ex Silvis : un mauvais film, une suite atroce,
Miguel Lovera, coordinateur, Coalition mondiale des forêts
• Le FNUF 5 confirme les pires craintes, Lambert
Okrah, Institut des affaires culturelles, Ghana
• On continue d’ignorer les peuples qui habitent
les forêts, Marcial Arias, Alliance internationale
des peuples autochtones et tribaux des forêts tropicales.
• Bien vendre la Convention sur la diversité
biologique, Sandy Gauntlett, Amis de la Terre Aotearoa/Nouvelle-Zélande
• COFO : un regard par le trou de la serrure,
Miguel Lovera, coordinateur, Coalition mondiale des forêts
• Ramifications : illégal n’est pas
toujours synonyme de destructeur, Anatoly Lebedev, BROC,
Russie
• ENA-FLEG : les préparatifs ministériels
sont partis du bon pied, Andrey Laletin, Amis des forêts
sibériennes, Russie
• Comptes rendus d’autres réunions
sur les forêts :
Progrès mineurs dans les négociations sur les
bois tropicaux
Le G8 trahit les pauvres du monde à propos du changement climatique
• Calendrier de réunions sur les forêts
Couvert Forestier
: brève description
Couvert Forestier, dont voici le 15e numéro,
est la lettre de la Coalition mondiale des forêts (CMF), une coalition
créée par un groupe d’organisations non gouvernementales
(ONG) et d’organisations de peuples autochtones (OPA) en vue de
faciliter leur participation avisée aux réunions intergouvernementales
sur les forêts. Couvert Forestier, qui paraît quatre fois
par an, présente les comptes rendus de diverses ONG et OPA sur
les plus importantes de ces rencontres, ainsi qu’un calendrier
des réunions à venir. Les opinions qui y sont exprimées
ne reflètent pas nécessairement le point de vue de la
Coalition mondiale des forêts, de ses membres fondateurs ou de
ses rédacteurs. Pour vous y abonner gratuitement, contactez Simone
Lovera : lovera1@conexion.com.py.
Ex Silvis
: un mauvais film, une suite atroce
Miguel Lovera,
coordinateur de la Coalition mondiale des forêts
Je suis sûr que vous pouvez deviner ce qui s’est passé
au FNUF 5, tout comme vous avez pu prévoir le contenu de ‘Terminator
2’. Vous rappelez-vous « Hasta la vista, baby » ?
D’accord, c’était atroce.
Le scénario du FNUF 5 a eu le même caractère cauchemardesque.
Les gouvernements se sont raconté des contes de fées sur
un accord illusoire, avec objectifs, chronogramme et financement. Mais,
dans le monde réel, nous savons que rien de tout cela ne va se
matérialiser.
Le fait est que les pays en développement, où il faut
atteindre les objectifs en question, ne veulent pas tomber dans le piège
de toujours. Ils ne veulent plus offrir de voyages aux passagers clandestins
du Nord. Ils savent qu’ils ne pourront pas atteindre leurs objectifs
de croissance et supporter le poids de leur dette en se liant les mains
avec les ficelles de la conservation et de la gestion, et se rendent
compte que l’exploitation de leurs ressources naturelles est l’option
la plus simple. C’est compréhensible. Personne ne veut
se tirer une balle dans le pied.
Mais nous savons aussi que l’histoire réelle est plus compliquée
que cela. Pour la plupart des gouvernements, la durabilité n’est
pas une priorité. Or, la destruction des forêts a beau
être une source de revenus rapide et sûre, la réalité
est que la transformation des forêts en champs agricoles et en
zones urbaines contribue moins que prévu à la croissance
et au remboursement de la dette. La corruption et la mauvaise gestion
généralisées dans les pays en développement,
et le comportement opportuniste et prédateur des pays développés,
viennent renforcer ces tendances destructrices.
Telle a été, hélas, la situation pendant les dix
dernières années de débats internationaux sur la
politique forestière. Si un camp ou l’autre avait eu vraiment
l’intention d’enrayer le déboisement et la dégradation
des forêts, ils auraient déjà adopté au moins
quelques-unes des mesures les plus évidentes. Il y aurait eu
de nombreux développements qui auraient aidé les peuples
autochtones, les communautés et autres ayants droit à
gérer et protéger leurs forêts, à réduire
le gaspillage et à éliminer progressivement les méthodes
de production non durables. Les pays industrialisés auraient
commencé à rembourser la dette écologique qu’ils
ont accumulée au cours des siècles par l’exploitation
prédatrice du bois et par d’autres formes de colonialisme.
Or, aucune mesure solide et de longue portée n’a été
mise en place. Tout a été symbolique, rien n’a été
réalisé.
Mais assez de lamentations : il n’y a plus de temps à perdre.
Il faut arrêter le déboisement et la dégradation
des forêts, et regarder vers l’avenir. Les forums internationaux
sur la politique forestière servent-ils encore à quelque
chose ? Oui, mais seulement s’ils tournent la page et commencent
à freiner le déboisement et la dégradation des
forêts en fixant des objectifs qui soient sérieux, quantifiables
et à échéance obligatoire. Une décennie
s’est écoulée depuis que les pays ont affirmé
leur volonté de fixer ces objectifs, au moins au niveau national.
Il est grand temps qu’ils s’y mettent ! Cela fait plus de
dix ans qu’ils ont promis d’apporter des fonds supplémentaires
pour s’entraider à mettre en oeuvre les accords mondiaux
sur les forêts. Allez-y, donateurs, sortez vos carnets de chèques
et joignez l’acte à la parole !
Le Programme de travail sur la biodiversité forestière
de la Convention sur la diversité biologique est une réalité
juridique. Il est prêt maintenant pour être appliqué.
Nul besoin d’une nouvelle péripétie de ‘Terminator’
en février 2006. Fixez donc ces objectifs et crachez l’argent,
tout de suite ! Qu’est-ce qu’on attend ? Un autre mauvais
film ?
Le FNUF
5 confirme les pires craintes
Lambert Okrah, Institut des affaires culturelles, Ghana
La cinquième
session du Forum des Nations unies sur les forêts (FNUF 5), qui
s’est tenue à New York du 16 au 27 mai dernier, a été
une expérience déprimante. Même les délégués,
réunis pour conclure leur travail, étaient moroses, peu
enthousiastes et prêts à avouer leur incertitude quant
aux conclusions qu’ils allaient communiquer chez eux. Malheureusement,
les résultats du FNUF 5 ont montré que ces inquiétudes
étaient tout à fait justifiées. Le FNUF permettra
que la destruction et la dégradation des forêts continuent
avec la même intensité. En outre, il n’a pas traité
des problèmes des peuples autochtones ni de la grave situation
des communautés locales. En revanche, le FNUF 5 s’est concentré
sur le rôle central du secteur privé : il paraît
que les gouvernements sont en train de transférer aux entreprises
leurs responsabilités en matière de forêts.
On est très loin de l’optimisme de 1995, moment où
le Groupe intergouvernemental sur les forêts (GIF), l’avant-précurseur
du FNUF, a été créé. Le mandat du GIF était
de soutenir la gestion, la conservation et le développement durable
des forêts en générant un consensus et des propositions
d’action coordonnées. Beaucoup ont cru que cela annonçait
le début d’une action concertée pour mettre fin
à la destruction des forêts. Or, si le GIF a bien formulé
139 propositions d’action, le passage aux actes a été
maigre. Au lieu de commencer à appliquer le plan d’action
du GIF, les gouvernements ont choisi d’esquiver leurs responsabilités
en lançant un deuxième tour de parlottes : le Forum intergouvernemental
sur les forêts (FIF), qui a pris la suite des négociations
jusqu’en février 2000.
Une évaluation indépendante menée par des ONG a
montré que les deux instances (le GIF autant que le FIF) ont
abouti à très peu de changements sur le terrain. En fait,
le thème perpétuel de ces négociations a été
le maintien du statu quo. Aucune stratégie de mise en oeuvre
n’a été développée, aucun mécanisme
financier n’a été défini. En revanche, les
gouvernements ont choisi de créer une nouvelle institution de
l’ONU. Le Forum intergouvernemental sur les forêts s’est
donc transformé en Forum des Nations unies sur les forêts.
Le FNUF était censé mettre en oeuvre les propositions
d’action du GIF et du FIF, de compléter le travail en attente
et de fixer des mécanismes pour le financement de la mise en
oeuvre, pour le transfert de technologie et pour la formation de capacités.
Pendant les cinq années d’existence du FNUF, il a été
évident pour tous que le déboisement et la dégradation
des forêts continuaient d’augmenter, tandis que la situation
des peuples autochtones et des communautés locales tributaires
des forêts continuait de se détériorer. On constate
avec tristesse que, dans certains pays, les militants pour les forêts
sont encore assassinés. Les gouvernements se sont réunis
chaque année, sans rien faire pour changer cet état de
choses. Par contre, ils ont amélioré les capacités
du secrétariat et développé des thèmes pour
alimenter de nouveaux débats. Ils ont été incapables
de résoudre aucun des problèmes que le GIF et le FIF avaient
laissés en attente, et leur seule décision a été
de demander au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) d’augmenter
sa contribution pour les forêts qui en bénéficiaient
déjà. Ils ont ainsi évité de prendre une
quelconque décision sur le financement de la mise en oeuvre des
propositions d’action. Tout compte fait, on a du mal à
comprendre pourquoi les représentants gouvernementaux continuent
de voir du progrès dans leur travail, d’autant plus que
beaucoup d’entre eux ont avoué, dans chacune de leurs déclarations
au FNUF 5, qu’ils y avaient échoué. C’est
le cas de se demander pourquoi ils ont mis cinq ans à le reconnaître.
Dès la première journée du FNUF 5, il a été
clair que le seul domaine de consensus était le Partenariat de
collaboration sur les forêts (PCF). L’un après l’autre,
les gouvernements ont applaudi les progrès effectués par
le PCF. Ils ont même convenu sans sourciller d’en augmenter
le financement. Bizarre... Pourquoi le PCF bénéficie-t-il
de tant d’appuis au milieu d’un tel chaos ?
Eh bien, le PCF est constitué par des agences de l’ONU
et par un certain nombre d’organismes intergouvernementaux qui
se considèrent comme parties prenantes. Il est significatif qu’il
soit présidé par la FAO, organisme qui a proposé
et entrepris des projets forestiers controversés. Une bonne partie
du budget de la FAO est consacré à la production de rapports
sur la situation des forêts du monde et sur le rythme auquel on
les détruit. Au lieu d’encourager les idées sur
la manière de réduire le déboisement et la dégradation
des forêts, la FAO a joué un rôle-clé dans
la formulation d’une définition des forêts assez
large pour inclure pratiquement n’importe quel groupe d’arbres.
Cela favorise l’augmentation de la superficie officiellement considérée
comme boisée, et convient à merveille aux gouvernements
désireux de montrer qu’ils s’efforcent de résoudre
le problème. Il n’est donc pas surprenant que la FAO récolte
tant d’appuis. Malheureusement, toutes les autres questions non
résolues depuis le début des négociations sur les
forêts restent en souffrance. De surcroît, le nombre des
ONG qui suivent le processus a diminué au point de devenir insignifiant.
Le FNUF n’a pratiquement rien réussi. Les ONG qui suivent
encore les négociations sur les forêts ont été
forcées de conclure que le monde serait mieux sans lui.
Pour plus d’informations visitez le site : http://www.un.org/esa/forests
On
continue d’ignorer les peuples qui habitent les forêts
Marcial Arias, Alliance internationale des peuples autochtones et
tribaux des forêts tropicales
D’après le site web du Forum de l’ONU sur les forêts
(FNUF), ‘la participation d’un grand éventail de
parties prenantes concernées par les forêts est un élément-clé
de l’aménagement forestier durable’. Cette affirmation
est très éloignée de la réalité du
FNUF, où les gouvernements sont en train de commercialiser les
terres et territoires des peuples autochtones et d’ignorer carrément
leurs droits. En fait, les gouvernements sont ligués avec les
industries forestières pour usurper les territoires autochtones
et y établir des monocultures. Il n’est donc pas étonnant
que les peuples autochtones soient profondément pessimistes à
l’égard du processus du FNUF : tel qu’il est maintenant,
comment pourrait-il aboutir à un accord international qui prenne
en considération les intérêts de tous les secteurs
concernés par les thèmes forestiers ?
Les délégués autochtones présents à
la quatrième session de l’Instance permanente des Nations
unies sur les questions autochtones (UNPFII, mai 2005), ont réclamé
que le FNUF redresse la barre et prenne en compte la contribution des
autochtones à la mise en oeuvre des plans d’action en matière
de forêts. D’autre part, ils ont réitéré
que l’UNPFII devrait être invité à rejoindre
le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), qui est
censé ‘favoriser une coopération et une coordination
plus grandes en matière de forêts’ et qui est au
centre du processus décisionnel du FNUF. Victoria Tauli-Corpuz,
présidente de l’UNPFII, a réitéré
ces revendications dans la réunion de haut niveau du FNUF, en
affirmant que les gouvernements doivent veiller au respect des droits
de l’homme, y compris ceux des peuples autochtones, dans toutes
les politiques et mesures concernant la mise en oeuvre des propositions
d’action, et qu’ils doivent reconnaître que les connaissances
traditionnelles en matière de forêts ont une importance
vitale.
Le peu d’intérêt accordé par les gouvernements
aux droits des peuples autochtones a été clairement visible
lors du panel organisé par l’Alliance internationale des
peuples autochtones et tribaux des forêts tropicales, qui a eu
lieu pendant le FNUF en tant qu’événement parallèle.
Très peu de délégués gouvernementaux s’y
sont rendus, alors qu’ils auraient pu le faire sans aucune difficulté.
Les leaders autochtones y ont expliqué leurs inquiétudes
à propos de l’afforestation, du déboisement et des
monocultures d’arbres, et les rapports qui existent entre les
gouvernements et les industries forestières. Ils ont signalé
que les monocultures ont d’importantes conséquences sociales,
économiques et culturelles pour leurs communautés ; ils
ont expliqué que ces plantations changent leur mode de vie, détruisent
les réserves d’eau et chassent les populations de leurs
territoires. Mais on dirait que ces plaintes tombent dans l’oreille
d’un sourd.
La communauté internationale ne doit pas saper les droits des
peuples qui habitent les forêts. Au contraire, ces droits devraient
être un élément essentiel de tous les accords internationaux
futurs. Si les gouvernements n’en tiennent pas compte, ils trouveront
les peuples autochtones à l’avant-garde dans la défense
des quelques droits qui leur restent.
Pour des informations supplémentaires visitez les sites : http://www.un.org/esa/socdev/unpfii
et http://www.un.org/esa/forests
Bien
vendre la Convention sur la diversité biologique
Sandy Gauntlett, Amis de la Terre Aotearoa / Nouvelle-Zélande
La commercialisation de l’environnement a démarré
il y a déjà beaucoup d’années mais, pour
qu’elle ait le maximum d’impact, les forces du mal doivent
s’infiltrer même dans les accords multilatéraux sur
l’environnement et infléchir les décisions des parties
aux conventions. Vous dites que ce n’est pas possible ? Eh bien,
voyons. Lors de l’atelier informel sur la mise en oeuvre et l’efficacité
de la Convention sur la diversité biologique (CDB) organisé
à Londres par la Société royale pour la protection
des oiseaux et Chatham House (du 11 au 13 mai), une oratrice invitée
a parlé du besoin d’introduire des changements dans la
CDB, en particulier pour que ses décisions soient fondées
davantage sur des ‘données appropriées’ (c’est-à-dire
celles de la ‘science occidentale’), et pour intégrer
l’industrie dans les organes mêmes de la convention. Aucune
mention par contre n’a été faite du besoin de reconnaître
des systèmes de connaissance alternatifs, ni du besoin de protéger
la biodiversité contre la privatisation. Bien sûr, je dois
souligner que les organisateurs n’étaient pas du tout responsables
du discours de droite qui sortait de la bouche de cette femme. Elle
a été critiquée au cours de l’atelier par
beaucoup de personnes présentes qui ne lui ont pas laissé
de doutes sur leur sentiment. J’étais inquiet en quittant
l’atelier, mais satisfait que nous ayons répondu à
ce que je voyais comme une attitude naïve plutôt que délibérée.
Ensuite, il y a eu la réunion du Groupe de travail spécial
sur les aires protégées, du 11 au 17 juin, à Montecatini,
en Italie. Les documents d’information préparés
par le secrétariat reflétaient ces mêmes attitudes
conservatrices présentes à Londres, et que j’avais
attribuées à de la naïveté. En fait, c’était
peut-être moi qui étais naïf. Dans ces documents il
n’y avait presque aucune référence aux droits, aux
systèmes de connaissances ni aux cultures des peuples autochtones.
C’était assez mauvais, mais encore attribuable à
de l’inadvertance.
Pourtant, le document sur les aires marines protégées
situées au-delà des limites de la juridiction nationale
contenait un paragraphe qui demandait, entre autres, que l’entretien
de ces aires protégées soit financé par les industries
extractives. Il y a sûrement une limite aux coïncidences...
Le Forum autochtone a consacré chaque moment disponible du week-end
à vérifier tous les documents et à préparer
des insertions destinées à rectifier ces ‘inadvertances’.
Nous avons réussi à introduire dans plusieurs paragraphes
des références à la consultation, au consentement
préalable et avisé, etc., quoique ces amendements aient
été par la suite très affaiblis lors de la session
finale de la rencontre, par les soins du Canada et de la Nouvelle-Zélande.
De même, nous nous sommes élevés contre la participation
des industries extractives dans les aires protégées marines,
comme l’ont fait le Mexique et le Guatemala. Ce qui nous a abasourdis
à cette première session, c’est l’absence
de contribution des ONG les plus importantes ; il est pourtant vrai
que Greenpeace a réussi par la suite à améliorer
le texte incriminé.
Quelle impression d’ensemble m’ont laissée ces deux
rencontres ? D’abord, je perçois que la CDB (ou du moins
quelques membres de son personnel) glisse vers la droite. Nous savons
tous que les documents d’information préparés par
le secrétariat pèsent beaucoup sur les décisions
finales des parties, et qu’ils marquent effectivement le ton du
débat. Nous (la société civile), nous avons beaucoup
à faire pour combattre cette nouvelle tendance, et nous devons
le faire là où cela aura le plus d’impact. Car,
malgré ce changement d’attitude du secrétariat de
la CDB, ce sont les parties qui décident ce qui est approuvé
et ce qui ne l’est pas ; c’est donc sur elles que nous devons
agir. En particulier, nous devons nous centrer sur les partis politiques
là où il y a des élections en vue. Rien ne stimule
autant un politicien que la possibilité de perdre son travail.
Nous devons organiser une conférence juste avant la prochaine
CoP, centrée sur les documents d’information et sur les
décisions adoptées à des réunions diverses
qui révèlent un glissement vers la droite et vers le néolibéralisme
des approches de la conservation de la biodiversité. Nous devons
le faire dans le but de capter l’attention des médias du
monde, et nous assurer de produire un message non équivoque sur
ces tendances. Nous devons faire en sorte que les Parties se sentent
fortement poussées à ne pas accepter des résolutions
ou des formulations qui seront perçues comme autorisant les industries
à s’emparer d’une partie encore plus grande du gâteau.
Si nous y parvenons, nous devrons aussi réclamer la démission
de la ou les personnes qui préparent les documents les plus orientés
à droite. Nous devons insister sur la consultation préalable
des parties prenantes et des peuples autochtones.
Le problème réside peut-être, en partie, en nous
mêmes et en notre insécurité à propos de
notre capacité à ‘vendre’ la Convention. Si
tel est le cas, permettez-moi d’affirmer que, de leur côté,
les industriels n’auront pas ce genre de scrupules. Eux, ils réussiront
à vendre la Convention. Malheureusement, ils vendront aussi une
quantité bien plus grande de ces ressources que la Convention
entend protéger.
Pour plus d’informations, visitez le site : http://www.biodiv.org/meeting
COFO
: un regard par le trou de la serrure
Miguel Lovera, Coalition mondiale des forêts
La dix-septième session du Comité sur la foresterie de
la FAO (COFO XVII, du 15 au 19 mars, à Rome) a été
en quelque sorte un non-événement. Sur les quelque 300
participants, beaucoup ont eu l’impression que les gouvernements
laissaient tout en suspens en attendant les résultats du FNUF
5. En particulier, les donateurs rechignaient à engager des ressources
supplémentaires sans savoir quelles décisions seraient
prises en mai.
Avant le COFO, le département forestier de la FAO avait organisé
une réunion de consultation avec les groupes principaux. Comme
d’habitude, les représentants avaient été
triés sur le volet par la FAO, laissant absolument de côté
les mécanismes d’auto-sélection autonomes de plusieurs
groupes. Wangari Maatthai, prix Nobel de la Paix 2004, et le Premier
ministre de la Finlande, Matti Vanhanen, ont assisté à
la séance d’ouverture. Tandis que Wangari a exhorté
les gouvernements à financer un fonds anti-corruption, Matti
s’est centré sur l’attitude excessivement critique
des ONG et sur les bienfaits du modèle forestier finnois. Jusque-là,
pas de surprises : nous nous attendions à de telles différences.
Le point suivant du programme était la présentation du
rapport annuel de la FAO sur la situation des forêts du monde
(SOFO 2005). Ce document persiste à donner l’idée
trompeuse que la situation des forêts est en train de s’améliorer.
Il exagère les bénéfices économiques possibles
qui découleraient du marché du carbone et des services
environnementaux. Il minimise les effets négatifs de la privatisation
des forêts pour les communautés, qui voient comment leurs
moyens de vie sont vendus aux investisseurs commerciaux par les gouvernements.
Un trait marquant du SOFO 2005 est le soutien qu’il apporte aux
mécanismes du marché. Il insiste sur les aspects commercialisables
des forêts : si ceux-ci pouvaient être mis sur le marché,
il y aurait des bénéfices « pour tous ». En
particulier, il met fortement l’accent sur la création
de marchés pour les services environnementaux et le piégeage
de carbone, qui sont présentés comme des opportunités
commerciales dont les pauvres pourraient également profiter.
Mais comme le montrent bien les conclusions présentées
dans The New Merchants: Life as Commodity (GFC, 2005), il est rare que
les populations et les petits protagonistes tirent avantage de la vente
de leurs ressources naturelles.
Les commissions forestières régionales ont informé
sur leurs activités. En peu de mots, elles ont demandé
que la FAO intervienne davantage au sujet des espèces envahissantes,
des incendies de forêt, de l’atténuation de la pauvreté,
de l’évaluation et – il fallait s’y attendre
– de l’assistance technique et financière pour l’établissement
de plantations d’arbres. Les Objectifs de développement
du Millénaire étaient aussi au programme. La FAO avait
préparé un document qui passe en revue les différentes
manières dont les forêts et la foresterie pourraient contribuer
à atteindre ces objectifs, et qui est très intéressant,
sauf qu’il omet d’expliquer les causes sous-jacentes qui
empêchent d’appliquer les solutions proposées.
La question des conflits armés et des forêts est encore
un thème qui a porté. Le Centre pour la recherche forestière
internationale (CIFOR) et le Réseau européen de recherche
sur la forêt tropicale (ETFRN) ont préparé un séminaire
particulièrement intéressant. Là au moins, nous
avons trouvé des gens disposés à considérer
les causes sous-jacentes de ces conflits, et à reconnaître
l’importance de les résoudre et de laisser en paix les
habitants des forêts. Il s’agit d’une question que
nous devrions examiner avec beaucoup plus d’attention.
Pour plus d’informations, visitez les sites : http://www.fao.org/forestry
; le matériel présenté au séminaire du CIFOR
est disponible sur : http://www.etfrn.org
Ramifications
: illégal n’est pas toujours synonyme de destructeur
Anatoly Lebedev, Bureau for Regional Outreach Campaigns –
BROC, Vladivostok, Russie
L’extraction forestière illégale se répand
rapidement, contribuant à l’escalade de la violence et
des conflits sociaux, surtout à des points névralgiques
tels que l’Indonésie, le Brésil, le Bassin du Congo,
la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Russie et le Cambodge. Cette
exploitation fait en général d’immenses dégâts
dans les forêts et au sein des communautés autochtones,
et coûte aux gouvernements des milliards de dollars en impôts
non perçus. En outre, les grands volumes de bois illicitement
récolté déversés sur le marché mondial
font tomber les prix des produits dérivés, désavantageant
les entreprises qui respectent les priorités environnementales
et sociales. Les gouvernements ont pris des engagements importants pour
oeuvrer de concert à combattre le commerce du bois illégal,
mais les entreprises concernées par l’industrie des produits
forestiers n’ont pas encore participé à ces discussions.
Néanmoins, certaines d’entre elles ont pris des mesures
significatives pour s’assurer que leurs provisions de bois proviennent
de sources gérées de façon responsable et de fournisseurs
autorisés.
Il est donc évident que les leaders commerciaux pourraient travailler
plus étroitement avec les scientifiques, les écologistes,
les communautés et les gouvernements pour faire face au défi
de la coupe illégale. Tel était le propos du TFD (The
Forests Dialogue), conçu indépendamment en 1999 par le
Conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD),
la Banque mondiale et l’Institut des ressources mondiales (WRI),
avec l’appui de l’université de Yale, USA.
À la réunion du TFD sur l’exploitation forestière
illégale qui s’est tenue à Hong-Kong du 7 au 10
mars, l’attention s’est centrée, avec raison, sur
les problèmes de l’Indonésie. Dans cette région
du monde, le commerce de bois illégal est pratiquement endémique,
comme il a été démontré dans un documentaire
scandaleux tourné par Telapak, qui dénonce ces activités
commerciales, centrées à Hong-Kong et en Indonésie,
dans lesquelles sont impliquées l’armée indonésienne
et des entreprises chinoises. Le plus important a été
que ce film vidéo (enregistré surtout avec une caméra
cachée) a provoqué une réponse immédiate
de la part d’un haut fonctionnaire de l’Administration forestière
chinoise, lequel a promis de lancer une enquête judiciaire sur
la base des informations présentées.
La Russie est elle aussi considérablement impliquée dans
le commerce de bois illégal. Les forêts russes sont très
mal gérées. On peut même dire que, ces dernières
années, le gouvernement semble avoir fait de son mieux pour détruire
le système d’aménagement forestier et la législation
correspondante. De surcroît, il n’y a eu pratiquement pas
de participants russes autorisés, suffisamment formés
et parlant l’anglais aux dernières discussions intergouvernementales,
internationales et régionales sur les forêts et le commerce
du bois. Cette situation peut rendre presque impossible de se mobiliser
en faveur d’un changement.
Un autre aspect de l’extraction illégale de bois dans l’Extrême-Orient
de la Russie, qui mérite une attention particulière, concerne
les impacts et les influences de cette activité sur l’économie
et sur la société. En Russie, nous avons fini par comprendre,
à travers nos campagnes contre la coupe illicite, qu’il
s’agit là, pour beaucoup de communautés forestières,
d’une expression de leur peu de respect et de leur méfiance
à l’égard des gouvernements et des législatures,
qui collectent des impôts sans qu’on en voie les retours
au niveau communautaire. Or ces communautés voient autrement
les activités forestières : elles prennent soin de leurs
infrastructures, font un bon usage local des revenus de la forêt
et, en même temps, préservent les écosystèmes
par l’application de techniques sélectives. Ainsi, la récolte
illégale de bois n’est pas du tout un problème au
niveau des villages pauvres de la Taïga. Ce sont les grandes opérations
commerciales qui détruisent les forêts russes par l’exploitation
illégale.
J’ai été étonné d’apprendre
que beaucoup de représentants européens et asiatiques
de l’industrie du bois et d’organisations associées
voulaient combattre ces petits entrepreneurs de la Russie extrême-orientale,
en qui nous avons confiance et avec lesquels nous travaillons, en dépit
de leur participation à l’extraction illégale. Il
convient parfois de fermer les yeux sur certains aspects sociaux et
environnementaux de faible portée, pour sauver les forêts
à long terme, d’autant plus que la communauté internationale
n’a pas encore réussi à trouver une manière
efficace d’arrêter la coupe illégale à des
endroits où elle fait des ravages, en Indonésie par exemple.
Je pense que la situation est semblable à celle du trafic de
la drogue. Il est facile de commettre l’erreur de canaliser sans
arrêt des fonds vers la surveillance et l’analyse ; le résultat
peut être que, malgré tout le travail et les efforts des
gouvernements et des ONG, cela contribue en fait à perpétuer
le problème.
Néanmoins, le TFD de mars a réussi à faire prendre
conscience aux chefs d’entreprise et à la société
civile de la gravité de la récolte illégale de
bois, en leur présentant un tableau détaillé de
ses causes et ses impacts, en particulier en Asie. En outre, nous avons
trouvé au moins quelques solutions pratiques, confirmées
par l’expérience et d’un bon rapport coût-performance,
pour travailler ensemble à l’avenir.
Pour des informations supplémentaires visitez le site : http://www.theforestsdialogue.org
ENA-FLEG
: les préparatifs ministériels sont partis du bon pied
Andrey Laletin, Amis des forêts sibériennes, Russie
La conférence préparatoire sur l’application des
législations forestières et de la gouvernance (FLEG) en
Europe et en Asie du Nord (ENA), qui s’est tenue à Moscou
du 6 au 8 juin, a rassemblé 130 participants de 32 pays en représentation
des gouvernements, des organisations non gouvernementales, de l’industrie
et d’autres organisations internationales. L’objectif principal
de cette conférence préparatoire était d’assembler
les éléments de base pour la conférence ministérielle
qui aura lieu à Saint-Pétersbourg du 22 au 25 novembre.
Les représentants de la société civile ont été
agréablement surpris de voir que le processus pour l’identification
des thèmes et l’établissement des priorités
était beaucoup plus participatif que beaucoup d’entre eux
ne l’avaient espéré au départ. Plusieurs
d’entre nous venions de passer une quinzaine décevante
à New York, où le FNUF 5 avait très peu avancé.
A Moscou pourtant, l’esprit était différent, et
les représentants des gouvernements et ceux de la société
civile ont pu travailler en coopération. Il n’y avait pas
les discriminations habituelles dans les réunions de l’ONU,
et l’excellent travail d’animation de Jurgen Blaser (Suisse)
et Jag Maini (Canada) a contribué lui aussi au succès
de la rencontre.
Les représentants de la société civile ont été
désignés par eux-mêmes, avec l’aide de l’UICN-Russie.
Ils se sont réunis à l’avance pour examiner les
points thématiques que le comité de pilotage de l’ENA-FLEG
avait choisis pour le programme de la conférence préparatoire,
et qui étaient les suivants : les information et la transparence
; les institutions, la législation et l’application des
lois ; l’entreprise et l’aménagement forestier ;
la gouvernance des forêts et les moyens de subsistance. À
partir de cette activité préparatoire, les délégués
de la société civile sont intervenus dans les groupes
thématiques et régionaux constitués pendant la
conférence. Ainsi, la participation de la société
civile a été effective, cohérente et très
importante pour le processus qui a abouti à la rédaction,
l’avant-dernière soirée, d’un ‘document
de thèmes consolidés’. L’inclusion au processus
de tous les intéressés qui souhaitaient y participer a
été un avantage supplémentaire et inattendu, en
particulier parce que cela a permis d’éviter que la Russie
propose son propre document conceptuel comme point de départ
du document sur les thèmes consolidés. Les efforts de
la Russie dans ce sens révélaient son intention de ‘s’approprier’
l’ENA-FLEG, ce qui aurait représenté un danger pour
les objectifs de bien d’autres parties prenantes.
Le panel des parties prenantes qui a eu lieu le premier jour de la conférence
préparatoire a été encore un événement
réussi. Les participants se sont penchés, entre autres,
sur la campagne ‘Fair Wood’ du Japon, qui vise à
éliminer du marché les produits de bois illicitement récolté
ou obtenu de façon non durable, le rôle des gouvernements
en tant que principaux propriétaires et consommateurs des ressources
forestières, et le besoin de définir des politiques publiques
d’approvisionnement.
Il a été décidé que le secrétariat
et le comité de pilotage international rédigeront un projet
de déclaration avant novembre, et que celui-ci sera soumis à
l’examen du public et aux processus consultatifs gouvernementaux
en août et septembre. Les représentants de la société
civile ont convenu entre eux qu’il fallait échanger des
informations, faire pression sur les gouvernements nationaux et élaborer
un document de position conjoint. Ils ont dressé la liste des
tâches à compléter entre juin et novembre, et repris
les principales remarques et recommandations dans une déclaration
de la société civile où il est souligné
qu’un bon processus de préparation incluant toutes les
parties prenantes contribuera à améliorer la qualité
et la crédibilité des conférences ministérielles.
Il faut également disposer d’un flux permanent et transparent
d’informations et de financement, et établir un chronogramme
réaliste pour obtenir la participation des intéressés.
On y lit également que la société civile espère
travailler avec les gouvernements à la définition et au
lancement de processus préparatoires nationaux et, au plan international,
à la clarification de mesures pour la participation des parties
prenantes à la conférence ministérielle et à
la préparation de la documentation préliminaire.
Il serait excellent que la conférence ministérielle puisse
maintenir l’esprit de coopération développé
au cours de cet événement. La qualité de la déclaration
ministérielle et de la liste des actions à mener y gagnerait
considérablement, ainsi que la possibilité de mettre ces
actions en oeuvre de manière coopérative.
Comptes
rendus d’autres réunions sur les forêts
Progrès
mineurs dans les négociations sur les bois tropicaux
La troisième partie de la Conférence des Nations unies
pour la négociation d’un accord destiné à
succéder à l’accord international de 1994 sur les
bois tropicaux, qui s’est tenue du 27 juin au 1er juillet à
Genève, n’a pas avancé de façon significative
sur les points les plus importants. Comme prévu, la question
la plus controversée a été le financement, et surtout
une proposition de contributions obligatoires pour les travaux de politiques.
La conférence se réunira de nouveau du 26 au 30 janvier
2006, un peu moins d’un an avant l’expiration de l’accord
actuel.
Le
G8 trahit les pauvres du monde à propos du changement climatique
Les médias ne parlaient que de deux thèmes : la pauvreté
en Afrique et le changement climatique. Pourtant, les gouvernements
du G8 qui se sont réunis en Écosse du 6 au 8 juillet sont
restés impassibles devant la mobilisation de centaines de milliers
de citoyens et de douzaines de célébrités. De surcroît,
ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord
sur aucune mesure réelle et efficace pour s’attaquer à
l’une des pires menaces qui planent sur le monde, et qui aura
des conséquences très graves pour les plus pauvres, y
compris en Afrique : le changement climatique. La déforestation
en est en même temps la conséquence et la cause. Le G8
s’est contenté d’inviter les pays en développement
les plus grands à discuter encore une fois sur les changements
climatiques, en dépit du fait que ces mêmes pays avaient
déjà signalé, avec raison, que c’est au G8
d’en prendre l’initiative. Les huit pays industrialisés
les plus grands, qui possèdent à peine 13 % de la population
du monde, sont responsables de plus de 45% du total des émissions.
Parallèlement, les réunions des organes subsidiaires de
la convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique, qui
ont eu lieu du 16 au 27 mai à Bonn, Allemagne, n’ont pas
marqué, elles non plus, de progrès significatifs vers
l’établissement d’un régime efficace pour
enrayer le changement climatique. On craint déjà que la
11e Conférence des parties à la Convention sur le climat
et la 1e réunion des parties au Protocole de Kyoto, fixées
pour décembre 2005, ne soient qu’une énorme foire
commerciale pour les entreprises pétrolières et autres
pollueurs pressés d’acheter des crédits carbone
bon marché.
Pour plus d’informations visitez le site : http://unfccc.int
Calendrier
de réunions sur les forêts
Pour plus d’informations sur les rencontres intergouvernementales
visitez le site : http://www.iisd.ca/linkages
• Le Groupe spécial d’experts techniques sur l’évaluation
de la mise en oeuvre du programme de travail sur la diversité
biologique des forêts se réunira du 25 au 29 juillet à
Bonn, Allemagne. Pour plus d’informations visitez le site : http://www.biodiv.org/meeting
• Le Groupe d’experts techniques sur la revue de la mise
en oeuvre de la Convention sur la diversité biologique se réunira
du 5 au 9 septembre 2005 à Montréal, Canada. Voir aussi
le rapport de Sandy Gauntlett. Pour plus d’informations visitez
le site : http://www.biodiv.org/meeting
• La Réunion de haut niveau sur le suivi des conclusions
du Sommet du Millénaire se tiendra du 14 au 16 septembre à
New York, États-Unis. Pour plus d’informations visitez
le site : http://www.un.org/events/index.html
• La septième Conférence des Parties à la
Convention de lutte contre la désertification aura lieu du 17
au 28 octobre à Nairobi, Kenya. Pour plus d’informations
visitez le site : http://www.unccd.int
• La trente-neuvième session du Conseil international des
bois tropicaux se tiendra du 7 au 12 novembre à Yokohama, Japon.
Pour plus d’informations visitez le site : http://www.itto.or.jp
• La Conférence ministérielle sur l’application
des législations forestières et de la gouvernance en Europe
et en Asie du Nord aura lieu du 22 au 25 novembre à Saint-Pétersbourg,
Russie. Voir aussi les rapports d’Anatoly Lebedev et Andrei Laletin.
Pour plus d’informations visitez le site : http://lnweb18.worldbank.org/ESSD/ardext.nsf/14ByDocName/
ForestGovernanceProgramEuropeandNorthAsiaForestLawEnforcementandGovernance.
• La onzième réunion de l’Organe subsidiaire
chargé de fournir des avis scientifiques, technologiques et techniques
de la Convention sur la diversité biologique se tiendra du 28
novembre au 2 décembre à Montréal, Canada. Pour
plus d’informations visitez le site : http://www.biodiv.org/meetings
• La première réunion des parties au Protocole de
Kyoto et la onzième session de la Conférence des parties
à la Convention cadre sur le changement climatique aura lieu
du 28 novembre au 9 décembre à Montréal, Canada.
Pour plus d’informations visitez le site : http://unfccc.int
• La sixième conférence ministérielle de
l’Organisation mondiale du commerce se tiendra du 13 au 18 décembre
à Hong-Kong. Pour plus d’informations, visitez le site
: http://www.wto.org
Cette lettre a été publiée
grâce au soutien financier de l’Institut néerlandais
de coopération. |