Bulletin du WRM

 

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Numéro 71 - Juin 2003
LE THÈME CENTRAL DE CE BULLETIN: L'INDUSTRIE MINIÈRE


AFRIQUE

- Gloutonnerie mondiale: en Afrique du Sud, les mines s'alimentent des forêts

La période coloniale de l'histoire de l'Afrique du Sud a laissé en héritage une mentalité favorable à l'exploitation de tout ce qui peut être tiré du sol et exporté pour nourrir les appétits voraces des industries et des consommateurs du monde industrialisé. C'était là le moteur des impératifs coloniaux de l'Angleterre, le Portugal, la France et l'Espagne dans les siècles passés, et bien qu'il y ait eu depuis des transformations politiques dans les pays africains jadis colonisés, les forces économiques restent en une bonne mesure inchangées. L'indépendance a même aggravé les choses là où les gouvernements, obligés d'équilibrer leurs budgets, ont permis l'exploitation de leurs ressources minérales et autres pour accélérer, sans pourtant l'avoir encore obtenue, l'indépendance économique.

L'Afrique du Sud est célèbre pour son or et ses diamants, mais elle a aussi d'autres minéraux. La plupart d'entre eux sont exportés sans traitement aucun.

L'exploitation minière était surtout, à ses débuts, creusée dans des tunnels qui demandaient des poutres en bois. Le boom de l'or a provoqué une forte demande de bois pour les mines, les maisons, les wagons de transport et les traverses pour le chemin de fer. Ce bois a été tiré des forêts, alors abondantes dans l'Est de l'Afrique du Sud. Lorsqu'il est devenu évident que cette ressource était limitée, des plantations d'arbres exotiques ont été établies. En théorie, la pression sur les forêts était ainsi transférée aux plantations, mais celles-ci provoquent à leur tour des impacts de divers genres sur les dernières parcelles de forêt naturelle.

L'équipement moderne et la technologie ont rendu possible l'exploitations minière à une échelle beaucoup plus grande. Là où les minéraux sont situés près de la surface, le minerai est extrait d'énormes mines à ciel ouvert. La plus célèbre en Afrique du Sud est le Grand Trou de Kimberley, aujourd'hui épuisée. Les mines à ciel ouvert ont été courantes le long de la côte occidentale, dans la belle région de Namaqualand, ainsi que dans le Cap Nord (Sishen) et la Province du Nord (Phalaborwa).

Il y a eu également des exploitations par couches dans la côte orientale, qui est géologiquement active car la zone de transition côtière est en mouvement en raison du processus naturel de formation des dunes. Ce processus a été actif pendant plus de 100 000 ans, mais des dunes plus récentes (d'environ 25 000 ans) ont présenté la possibilité d'en extraire des minéraux. La première exploitation à grande échelle de ces minéraux - surtout l'ilménite, le zircon et le rutile - a eu lieu dans la côte Sud de KwaZulu Natal, dans les années 1950. La valeur économique de l'opération s'étant avérée limitée, elle a été abandonnée.

Au début des années 1970, RBM (Richards Bay Minerals) a commencé l'extraction minière dans les dunes couvertes de forêt sur le littoral nord-oriental de KawZulu Natal. C'était une époque d'isolement politique, où l'Afrique du Sud était soumise à des pressions extérieures et intérieures pour en venir à bout de l'apartheid. Le pays est devenu la victime d'un gouvernement illégitime et des projets de ses alliés étrangers pour exploiter tout minéral brut disponible. Les sociétés minières étrangères recevaient des stimulations sous la forme de subsides, détaxes et allègements fiscaux pour l'exportation. Les coûts environnementaux découlant de ces opérations artificiellement menées ont été ignorés et transférés dans les faits aux communautés locales. Ainsi, les générations futures de Sud-africains devront subir les conséquences d'un environnement gravement endommagé, et la perte des ressources qui leur ont été volées. Les seuls bénéfices tangibles de ces activités ont été les devises étrangères dont l'Afrique du Sud avait désespérément besoin en raison des sanctions de la communauté internationale, et leur faible coût pour les entreprises minières, qui a augmenté les bénéfices pour les activités de traitement et d'industrialisation dans des pays tels que le Canada.

Toutes les mines provoquent des problèmes de destruction environnementale et d'exploitation des ressources (y compris les ressources humaines), mais l'exemple de Richards Bay est sans doute le plus grave.

L'étendue de la destruction environnementale délibérée associée à l'activité minière continue encore aujourd'hui, et elle si vaste qu'on a du mal à l'imaginer. Il s'agit bien de déplacer des montagnes, lorsqu'on pense à la quantité de terre qui est déménagée et traitée au cours de l'extraction de minéraux dans les dunes.

La société minière avait obtenu des contrats de prospection et d'extraction du gouvernement sud-africain. Les accords préliminaires ont paru favorables aux résidents qui avaient dû déménager de la zone mais, avec le temps, les textes destinés à protéger et compenser les communautés locales ont été systématiquement éliminés.

L'environnement naturel, où dominaient les forêts intactes peuplées d'arbres plus que centenaires, a été dévasté. Depuis, des milliers d'hectares de cette forêt rare ont été replantés, dans un effort expérimental de restauration de la végétation qui, un jour peut-être, ressemblera à la forêt originelle, sur les montagnes de sable créées dans les zones déjà exploitées.

La société minière a dépensé des sommes astronomiques en propagande, affirmant que ses efforts de restauration ont réussi. Mais derrière la façade publicitaire la réalité est tout autre, et ressemble plutôt à un Frankenstein écologique. D'autre part, les conditions contractuelles n'ont pas été respectées, qui établissaient que la première rangée de dunes face à la mer ne devait pas être touchée. De même, les bords des fleuves navigables et des lacs, qui auraient dû être protégés, ont été illégalement exploités, sans que le gouvernement impose à l'entreprise aucun genre de sanction.

Beaucoup d'autres impacts de l'activité minière, qui se produisent plus tard et à distance de la mine elle-même, ont été pour une large mesure ignorés. L'affaissement des dunes résultant de n'avoir pas respecté la marge nécessaire le long des dunes littorales a provoqué une érosion grave et rendu les plages inutilisables pour le tourisme et autres activités récréatives. L'autorité correspondante, le Département national des Mines et de l'Energie, semble avoir fermé les yeux sur d'autres problèmes également, parce que les bénéfices perçus grâce aux mines dépassent les dégâts de l'environnement.

La valeur intrinsèque des forêts naturelles et les bénéfices de leurs fonctions écologiques pour l'être humain sont très mal compris. L'antipathie du public à l'égard de la compagnie a diminué lorsqu'elle a affirmé que son programme de restauration de la végétation allait à la longue rétablir les forêts originelles sur les montagnes de déchets de sable. Le même mensonge a été raconté si souvent que même des personnes d'un assez bon niveau éducatif semblent incapables de voir la réalité. La société minière a signé des accords de financement avec des institutions telles que l'Institut de Recherche sur les Mammifères de l'Université de Pretoria, qui a par la suite présenté des résultats semblant appuyer les déclarations de succès de la compagnie. Les avis sont pourtant contradictoires, et des recherches menées par des chercheurs de l'Université de Cape Town ont mis en question les affirmations de ceux payés par la compagnie minière. Du point de vue empirique, il y a peu de preuves à l'appui de l'idée que l'expérience aboutira au rétablissement de la forêt et des sous-bois détruits.

Les générations futures qui habiteront la zone actuellement exploitée devront payer cher ce qui s'est passé au cours des trente dernières années. Lorsque l'extraction s'arrêtera, il n'y aura plus de ressources minérales, et la valeur intrinsèque de la région aura été éliminée lorsque la société minière pliera bagage et partira à la recherche d'un horizon plus productif. L'aire déjà exploitée à Richards Bay est actuellement un tas de sable homogène qui n'a plus la capacité de remplir les fonctions écologiques ou hydrologiques des dunes originelles. La terre ne pourra plus supporter l'agriculture comme avant. Il n'y aura plus de bois dur pour la fabrication d'objets ou le bâtiment. Les plantes et les animaux qui fournissaient des aliments et des médicaments auront disparu. Deux tiers de la zone seront plantés de Casuarina exotique, qui peut avoir une certaine valeur pour la population en tant que bois de chauffe, mais dont les bénéfices sont très limités. Les arbres plantés de l'espèce indigène Acacia natalitia seront eux aussi utilisés comme bois de feu jusqu'à un certain point, et les sous-bois fourniront peut-être du fourrage.

Une autre tactique publicitaire de la société minière a consisté dans l'établissement de "projets communautaires", censément destinés à rendre les résidents capables de subvenir à leurs besoins une fois l'extraction finie. La formation proposée inclut les métiers de base et les activités agricoles, qui peuvent être utiles, mais ne remplacent pas les savoirs traditionnels perdus. La relation complexe des gens avec leur environnement naturel aura été substituée par la mentalité exploiteuse de la société multinationale, qui a dominé l'économie locale depuis le début des mines.

Mais à ce moment-là il n'y aura plus rien à exploiter.

Par: Wally Menne, adresse électronique: plantnet@iafrica.com . Des photos de la zone minière sont disponibles dans: http://www.wrm.org.uy/countries/SouthAfrica/global.html


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- Ghana: la résistance à la ruée vers l'or dans les réserves forestières

Une coalition internationale en expansion, constituée par des groupes défendant les intérêts publics, les droits humains, le travail et l'environnement, s'est engagée à résister l'exploitation minière dans les réserves forestières du Ghana.

Au cours d'une réunion de presse tenue le jeudi 8 mai pour le lancement d'une campagne contre les mines dans les réserves, la coalition a manifesté son indignation face à la décision du gouvernement du Ghana d'ouvrir quelques-unes des réserves à l'extraction minière en surface. Les membres de la coalition ont demandé au gouvernement de revenir sur cette décision et de retirer les licences déjà octroyées à certaines sociétés minières pour opérer dans les réserves naturelles.

La coalition inclut 13 groupes de la société civile, dont FoodFirst Information Action Network (FIAN), Amis de la Terre, Third World Network, Centre for Public Interest Law, Green Earth Organisation, Abantu for Development, The General Agricultural Workers Union, l'Association Wassa de Communautés affectées par les Mines, Friends of the Nation, CERES, et Integrated Social Development Centre (ISODEC).

La coalition affirme que le total du couvert boisé du pays a diminué de 1,8 millions d'hectares à l'aube de l'indépendance en 1957, à 1,2 millions d'hectares aujourd'hui, et qu'il n'y reste que moins de deux pour cent de la surface boisée indigène.

Les membres de la coalition ont dit que, chaque année, les mines font disparaître deux millions d'acres de forêts. Il reste à l'heure actuelle très peu de forêts fermées en dehors du réseau de réserves naturelles, et la plupart ne sont que des parcelles éparpillées dans des marais et des forêts sacrées. Si les entreprises minières sont autorisées à opérer dans les réserves, les forêts qu'elles renferment seront décimées, ont-ils averti.

Dans un pays qui subit déjà l'un des taux de déforestation les plus élevés du monde, la coalition a accusé le gouvernement du Ghana d'accorder au développement commercial la priorité sur les problèmes écologiques. Les orateurs ont signalé qu'il est dangereux de se fixer pour but l'accroissement de l'investissement au Ghana au détriment du progrès environnemental et social.

Parlant au nom de la coalition, George Awudi d'Amis de la Terre a dit que les réserves naturelles concernées incluent celle de Subri River Forest, une zone de divaersité biologique d'importance mondiale, qui est aussi la plus grande réserve forestière du pays et un bassin versant critique situé entre des fleuves principaux.

D'autres zones affectées sont Supuma Shelterbelt, Opon Mansi, Tano Suraw et Tano Suraw Extension, et la réserve de Cape Three Points dans la région occidentale. Dans la région orientale les réserves menacées incluent Ajenjua Bepo et la réserve forestière d'Atewa Range, une zone considérée comme la plus minéralisée du pays.

Awudi a manifesté que la réserve d'Atewa abrite plusieurs espèces uniques, telles que deux types d'arbres endémiques, six espèces de papillons, et plusieurs espèces d'oiseaux.
A Tano Suraw, la société australienne Red Back Mining a obtenu en avril un permis pour la mise en place du Chirano Gold Project, qui implique l'extraction d'un million d'onces d'or. La compagnie a obtenu une concession minière qui inclut des portions des réserves naturelles productives de Tano Suraw et Tano Suraw Extention. Le projet Chirano Gold est censé produire de 120 000 à 130 000 onces d'or par an, sur une période d'activité minière de huit ans.

D'autres compagnies impliquées dans la ruée vers l'or dans les réserves naturelles sont Satellite Goldfields Limited, d'Afrique du Sud, Ashanti Goldfields Limited, du Ghana, et la société productrice d'or la plus grande du monde, Newmont Mining Company, basée à Denver.

Newmont et Ashanti Goldfields ont déjà obtenu des permis pour opérer dans les réserves naturelles d'Ajenjua Bepo et de Kubi.

Suivant Awudi, par l'octroi de ces permis le gouvernement donne un coup de poignard au dos des efforts de conservation et de maintien des réserves naturelles et autres zones protégées du Ghana. La décision du gouvernement de permettre l'extraction minière va à l'encontre de sa propre politique sur la conservation des ressources naturelles, et établit un précédent dangereux qui pourrait être un mauvais exemple pour d'autres exploitants forestiers, miniers et braconniers, a-t-il dit.

La décision du gouvernement va conspirer contre le développement économique, environnemental et social de la population et du pays, a dit Awudi. Il a mis l'accent sur des ressources spécifiques qui en subiraient les effets, telles que l'eau douce, les ressources génétiques végétales, la disponibilité de médicaments, le contrôle du climat, l'agriculture, la production et la sécurité alimentaires.

L'abattage des réserves forestières pourrait avoir des conséquences écologiques et sociales multiples, telles que l'érosion du sol provoquée par la disparition du couvert des arbres, la perte de terre végétale de grande valeur, l'inondation généralisée dans des zones rurales et urbaines provoquée par l'ensablement excessif du système hydrique, et les changements climatiques dus à l'augmentation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère comme résultat de la perte des arbres, a expliqué Awudi.

La coalition affirme que l'exploitation minière dans les réserves naturelles contredit les principes qui sont à la base même de l'établissement de ces réserves, et viole plusieurs conventions internationales telles que la Convention sur la Diversité biologique, dont le Ghana est signataire.

A l'aide d'exemples tirés de la région occidentale du Ghana, Awudi a montré que les mines ont eu un effet nuisible pour les forêts tropicales, qui couvraient jadis un tiers du pays.

Soixante pour cent des forêts humides du Wassa West District ont déjà été détruits par des opérations minières. Le cyanure et d'autres produits chimiques ont contaminé les sources d'eau, et les bâtiments ont été fissurés par les explosions dans les mines.

Dans beaucoup de cas, a ajouté Awudi, la terre utilisée pour les activités minières au Ghana a été obtenue des agriculteurs par la force, parfois sans compensation aucune. Dans certains cas, les mines ont été responsables du démembrement et de la réinstallation forcée de milliers de communautés. Plusieurs cas de violations des droits humains ont été documentés, incluant des personnes battues ou blessées d'armes à feu.

La coalition demande instamment au gouvernement de promulguer un cadre normatif bien défini interdisant l'exploitation minière dans les réserves naturelles. Elle demande également que la Banque mondiale et la Société financière internationale s'abstiennent de financer des sociétés minières qui cherchent à établir des mines en surface dans les réserves naturelles du pays.

Awudi a dit qu'il craint que le but véritable de la décision gouvernementale d'accorder des permis d'exploitation dans certaines réserves ne soit de préparer le terrain pour ouvrir à l'extraction minière tout le système de réserves naturelles du pays.

Il a exhorté les Ghanéens et la communauté internationale à s'intéresser de près au désastre écologique qui menace le Ghana, et à rejoindre la coalition dans sa campagne de résistance à l'activité minière dans les réserves naturelles du pays.

Par: Mike Anane, adresse électronique: lejcec@ghana.com


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- Tanzanie: pillage minier canadien cautionné par la Banque mondiale

En août 1996, les autorités du gouvernement de la Tanzanie, en collaboration avec une compagnie canadienne, la Kahama Mining Corporation Ltd., ont expulsé de leurs terres par la force plus de 400 000 mineurs artisanaux, paysans, petits commerçants ainsi que leurs familles, dans la zone dénommée Bulyanhulu, région de Shinyanga, au Centre-Ouest de la Tanzanie. KMCL était à ce moment-là une filiale propriété de Sutton Resources, une entreprise dont le siège se trouve à Vancouver, au Canada.

Les expulsions se sont concrétisées à l'issue de deux années de conflits entre les mineurs et la compagnie au sujet du contrôle des dépôts d'or de Bulyanhulu. Peu de jours après l'opération d'expulsion, des dénonciations graves ont été faites d'après lesquelles plus de 50 mineurs artisanaux seraient morts, enterrés vivants dans les puits d'extraction lorsque les autorités et les fonctionnaires de la compagnie ont décidé de colmater les puits.

Le gouvernement tanzanien a refusé d'enquêter sur les atrocités dénoncées. Aucune indemnisation n'a jamais été versée, ni pour la perte des propriétés, ni pour la perte des vies humaines. Et les avocats tanzaniens Tundu Lissu et Rugemeleza Nshala, membres de l'organisation Lawyers' Environmental Action Team et qui ont organisé une campagne sur les assassinats dénoncés, ont été accusés de sédition suite à leurs actions, en arguant qu'ils devaient fournir des preuves à l'appui de leurs dénonciations.

En mars 1999, la Barrick Gold Corporation, un autre géant minier canadien, est devenue propriétaire des dépôts de Bulyanhulu en rachetant la Sutton Resources ainsi que sa filiale tanzanienne. L'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui s'occupe des risques politiques du Groupe Banque mondiale, et la Corporation pour le développement des exportations (Export Development Corporation) du Canada ont garanti le projet, assurant l'investissement contre les risques de restriction des transferts, d'expropriation, de guerre et de troubles civils.

La Barrick Gold a construit depuis une mine d'or souterraine ultramoderne à Bulyanhulu, inaugurée à grand renfort de trompettes par le président tanzanien Benjamin W. Mkapa en juillet 2001.

Cependant, dans une présentation de la Révision des industries d'extraction de la Banque mondiale réalisée à Maputo, au Mozambique, du 13 au 17 janvier 2003, le Lawyers' Environmental Action Team fournit des évidences abondantes en ce qui concerne les impacts sociaux, environnementaux et économiques de cette mine (visiter l'adresse Internet en bas de page). Cette présentation résume ses conclusions ainsi:

"L'investissement trône comme un monument au pillage des ressources naturelles des pays pauvres comme la Tanzanie, aux mains des corporations multinationales des pays industrialisés et riches du Nord, et à l'appauvrissement et conséquente marginalisation des communautés, surtout rurales, des régions minérales riches de la Tanzanie et autres endroits. Il est le témoignage vivant du principe qui dit que lorsque les intérêts corporatifs multinationaux sont en jeu, les notions de loi, de bonne gestion et de respect des droits de l'homme ont une importance secondaire et peuvent être mises de côté si nécessaire. Ceci est la preuve que la Banque mondiale œuvre presque toujours à l'encontre des intérêts de la plupart des groupes pauvres et marginalisés de la société. Le Groupe ne peut donc plus continuer à exhiber des lettres de créance d'allègement de la pauvreté pendant qu'il soutien des projets socialement ruineux telle que la mine d'or de Bulyanhulu."

D'après: "Robbing the Poor to Give to the Rich. Human Rights Abuses and Impoverishment at the MIGA-Backed Bulyanhulu Gold Mine, Tanzania", Présentation à la Révision des industries d'extraction (EIR) de la Banque mondiale, Maputo, Mozambique, 13-17 janvier 2003, http://www.leat.or.tz/active/buly/eir.submission ; "Tanzanian Attorneys Face Charges of Sedition", émis conjointement avec l'Environmental Law Alliance Worldwide, Oficina EE.UU., Eugene, Oregon, 17 mai 2002, http://www.leat.or.tz/about/pr/2002.05.17.sedition.php , Lawyers' Environmental Action Team (LEAT), courrier électronique: leat@twiga.com

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