|
|
Bulletin du WRM
|
|
LE THÈME CENTRAL DE CE NUMÉRO : LA BANQUE MONDIALE Le présent numéro est le résultat du travail conjoint de plusieurs organisations qui s’inquiètent du rôle joué par le Groupe de la Banque mondiale dans la destruction des forêts et la violation des droits des peuples des forêts. Les organisations qui y ont participé sont : Peoples Programme, la Rainforest Foundation UK, Environmental defense, Global Witness, SinksWatch, CDM Watch, Samata, Down to Eartch et le Mouvement mondial pour les forêts tropicales. La version imprimée du bulletin, intitulée « Broken Promises : How World Bank Group policies fail to protect forests and forest peoples’ rights », est illustrée par des photos et contient de nombreuses notes et références qui ne figurent pas dans cette version électronique. Les demandes d’exemplaires sur papier peuvent être adressées au Forest Peoples Programme (julia@forestpeoples.org) ou au Mouvement mondial pour les forêts tropicales (wrm@wrm.org.uy). Il en existe aussi une version en ligne, à télécharger du site Web du WRM : http://www.wrm.org.uy/actors/WB/brokenpromises.htm |
NOTRE OPINION |
|||
LA BANQUE MONDIALE DANS LE SUD |
|||
BANQUE MONDIALE : POLITIQUES ET RÉALITÉS |
|||
|
|||
NOTRE OPINION - La Banque mondiale et les forêts : mensonges et mystification En octobre 2002, la Banque mondiale a adopté une nouvelle politique sur les forêts. Revenant sur la politique antérieure qui interdisait à la Banque de financer des projets susceptibles de détruire les forêts tropicales anciennes, la nouvelle politique, approuvée avec l’appui du WWF, visait à favoriser une participation plus poussée de l’institution dans le secteur forestier. Le but était d’aider la Banque mondiale à atteindre les objectifs fixés par l’Alliance Banque mondiale – WWF, qui consistaient à intégrer 200 millions d’hectares de forêts dans un programme d’exploitation responsable (« une gestion durable des ressources forestières certifiée de manière indépendante »). La politique et la stratégie associée visaient aussi à promouvoir un marché de services environnementaux et à créer de meilleures opportunités d’investissement du secteur privé dans la gestion des forêts, tout en déclarant, de manière peu convaincante, qu’elle allait améliorer également les moyens de vie de la population rurale pauvre. La nouvelle politique a été catégoriquement condamnée par nombre des ONG et des organisations de peuples autochtones qui avaient participé aux longues consultations préalables. Les raisons principales de notre opposition étaient les suivantes :
Ce que nous voulions, c’était une décision simple et facile à comprendre par le personnel non technique de la Banque mondiale : l’interdiction, pour tout le Groupe de la Banque mondiale, de financer des projets susceptibles de détruire les forêts anciennes. Malheureusement, les technocrates voulaient quelque chose de... vous l’avez deviné : plus technocratique. Plusieurs gouvernements partageant quelques-unes de nos inquiétudes, la politique n’a été acceptée par le conseil d’administration de la Banque mondiale qu’à certaines conditions. Pour obtenir l’accord du conseil, la Banque mondiale a fait les promesses suivantes :
Il est maintenant temps, trois années plus tard, de faire le bilan. Les articles de ce numéro spécial du bulletin montrent que la Banque n’a tenu aucune de ces promesses et que, malheureusement, les inquiétudes qu’avait suscitées en nous la nouvelle politique sur les forêts de la Banque mondiale se sont avérées tout à fait justifiées.
Le président (sur le départ) de la Banque mondiale s’est endormi au gouvernail, ou il a fait comme si, pendant que le Groupe de la Banque mondiale retombait dans ses mauvaises habitudes des années 1980, où les forêts détruites et les populations locales malmenées étaient considérées comme le prix du développement. Si la Banque mondiale prétend prendre au sérieux la protection des forêts, alors son conseil d’administration doit prendre conscience de la réalité. Il est indispensable de procéder maintenant à une évaluation exhaustive et indépendante de ce qui se passe. La politique sur les habitats naturels doit être révisée d’urgence. En attendant, il faut geler les mauvais projets et laisser en attente tout nouvel investissement de la SFI où les forêts seraient concernées. Ricardo Carrere, Mouvement pour les Forêts tropicales, rcarrere@wrm.org.uy, http://www.wrm.org.uy Marcus Colchester, Forest Peoples Programme, marcus@forestpeoples.org, http://www.forestpeoples.or
|
Go to Home Page - Recommend
this page
World Rainforest Movement
Maldonado 1858 - 11200 Montevideo - Uruguay
tel: 598 2 413 2989 / fax: 598 2 410 0985
wrm@wrm.org.uy