CAMEROON

Négligence bureaucratique à l’égard des communautés forestières du Cameroun

John Nelson, Forest Peoples Programme

Les bureaucrates de la conservation sont isolés des communautés
En Afrique centrale, un fort courant vers l’établissement de nouvelles zones de conservation de grandes dimensions est en train de se produire et les aires protégées sont en rapide expansion, grâce au soutien du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC). Au Cameroun, une initiative de ce genre, dénommée TRIDOM, est mise en oeuvre à l’heure actuelle, financée par de nouveaux crédits de la Banque mondiale ainsi que par de nombreux donateurs et organismes de conservation internationaux.

L’actuelle approche institutionnelle de la conservation montre que ces organismes entendent sérieusement travailler ensemble pour surmonter la diminution des fonds que les donateurs destinent à la conservation ; en effet, ceux-ci exigent maintenant que leurs investissements contribuent aussi à atténuer la pauvreté. Or, le contraste est frappant entre une telle approche et les stratégies de beaucoup de chasseurs-cueilleurs baka qui, en raison de leur isolement socio-économique et culturel, ne sont pas en mesure de se protéger contre l’invasion de gens de l’extérieur.

La région prévue pour le projet TRIDOM se superpose aux territoires traditionnels de chasse, de cueillette et d’agriculture dont des milliers de Baka et de personnes démunies ont dépendu pendant infiniment de temps. Ce projet imposera de nouvelles règles d’utilisation des forêts qui affecteront leurs possibilités d’y accéder et d’utiliser les ressources sur lesquelles est fondée leur subsistance ; pourtant, à ce jour les communautés concernées n’ont pas été informées ni impliquées dans la planification de ce projet de conservation qui, de ce fait, représente une menace directe pour leurs intérêts. Cette négligence et cette marginalisation des communautés forestières est systématique et peut être observée dans l’aménagement d’autres parcs du Cameroun qui ont servi de base à l’initiative TRIDOM.

Les bailleurs de fonds qui participent au financement et à la mise en oeuvre du projet TRIDOM sont censément obligés par leurs normes opérationnelles de protéger les droits des peuples indigènes et locaux et de faire en sorte qu’ils participent à la planification de projets qui, comme celui-ci, concernent leur territoire. Néanmoins, en contravention directe des normes internationales qui protègent les droits de ces peuples à participer aux processus de prise de décision, les communautés isolées de cette « région de planification » (1) ont été tout à fait ignorées lors des discussions des dernières années, qui ont eu lieu dans l’isolement splendide des capitales.

Les communautés indigènes du Cameroun : l’isolement peut être protecteur
Les Baka sont entre 30 000 et 40 000, et ils habitent la région du Sud et du Sud-est du Cameroun. Ils sont associés aux Bagando Bakwele, aux Knonbemebe, aux Vonvo, aux Zime, aux Dabjui et à d’autres agriculteurs. La plupart des Baka vivent encore de la chasse et de la cueillette et, bien que certains d’entre eux fassent aussi des cultures annuelles, souvent sur les terres de propriétaires bantous, ils dépendent en premier lieu de la forêt. Ils conservent en général beaucoup de traits de leur culture originelle, tels que la planification sur des périodes courtes, les structures sociales non hiérarchiques mais reconnaissant les compétences particulières de chaque individu, des communautés relativement réduites, l’aversion pour les conflits (2) et une circonspection opportuniste à l’égard de « l’extérieur ». Pour presque tous les Baka, la forêt est leur foyer ancestral, leur épicerie de confiance, un lieu où leur existence prend racine et auquel ils ont toujours eu droit. Toutes les forêts de la région sont parsemées de leurs terrains de chasse et de cueillette préférés et de leurs sites sacrés cachés. La chasse et la cueillette les poussant à être très mobiles, il peut être difficile de les trouver à une époque donnée de l’année, de sorte qu’il est rare que leurs foyers et leurs lieux de travail soient correctement enregistrés. Littéralement, ils ne figurent pas sur les cartes.

Grâce à leur isolement, les Baka ont pu maintenir depuis l’époque précoloniale leur culture fondée sur la forêt, tandis que le monde extérieur subissait des changements radicaux. On peut dire la même chose des Baka qui ont établi des villages permanents et se sont adonnés à l’agriculture, car eux aussi sont généralement tenus en marge des structures civiques et gouvernementales. De même, la plupart des Baka n’ont presque pas accès aux soins de santé modernes ou à l’éducation occidentale, et ils ne parlent ni ne lisent le français, langue officielle de toute la région des forêts. Naguère encore, avant que le gouvernement camerounais et les ONG n’aient entrepris de les inscrire formellement, peu d’entre eux avaient une carte d’identité, et presque aucun ne figurait dans les recensements officiels et les listes électorales. La forêt reste donc énormément importante pour la subsistance et la culture des Baka.

Bien que les Baka aient souvent été persécutés par ceux qui entraient dans la forêt pour en extraire des ressources telles que le caoutchouc, le gibier et le bois ou pour chercher des informations sur la flore et la faune (3), ils sont en général très ouverts à l’égard des étrangers. Cependant, à moins d’avoir avec eux des rapports de confiance solides et bien établis, il est difficile d’obtenir l’engagement de l’ensemble de leur communauté sur des initiatives de longue durée proposées par le gouvernement ou par les ONG, en raison de leurs impératifs de subsistance quotidiens et de l’absence de leaders comme ceux qui caractérisent leurs voisins bantous. Cela leur pose des problèmes, car on continue de leur imposer sans cesse de l’extérieur des modifications permanentes de la forêt qui les entoure.

La conservation institutionnelle envahit les forêts des peuples
Les aires protégées (4) en Afrique centrale (5) couvrent plus de 450 000 kilomètres carrés, soit presque 11% du territoire, l’équivalent de la superficie du Cameroun. Cette surface augmentera considérablement à mesure que les projets actuels seront complétés (6) et que d’autres écosystèmes seront mis sous protection pour leur conservation. Une telle progression est due aux efforts de longue durée des organismes de conservation, gouvernementaux et non gouvernementaux, qui cherchent à établir de nouvelles aires protégées transfrontalières (7) et d’autres nouveaux « paysages » dans toutes les écorégions de l’Afrique centrale, sur des étendues qui vont doubler celles prévues pour la protection dans le Bassin du Congo. (8) (9)

Au Cameroun, le meilleur exemple de cette nouvelle approche est le projet TRIDOM (10), une nouvelle initiative de conservation transfrontalière du Cameroun, de la République du Congo et du Gabon, qui établira une « interzone » trinationale bordée par les parcs nationaux Minkébé, Boumba-Bek, Nki et Odzala et par la Réserve naturelle du Dja. Ce projet aboutira à un plan régional de gestion et d’utilisation du territoire qui gouvernera l’accès et l’utilisation des forêts, y compris celles dont dépendent aujourd’hui les communautés.

En mai 2004, le Fonds pour l’Environnement mondial de la Banque mondiale (FEM) a approuvé une subvention de 10,5 millions de dollars pour ce projet qui est censé protéger de l’exploitation 7,5% du Bassin du Congo. Le projet est développé par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), et le Fonds mondial pour la Nature (WWF) jouera un rôle important dans sa mise en oeuvre. Le FEM fournit un quart environ du total des fonds nécessaires, et le reste viendra d’un ensemble de sources de financement nationales et internationales (11). Il s’agit donc d’un projet collectif de grande ampleur, de type directif, auquel participent des donateurs et des organismes de conservation internationaux, et qui aura surtout des impacts sur les communautés locales et sur leur utilisation des forêts.

Les agences de conservation se discréditent elles-mêmes
Pour avoir une idée de la manière dont ce projet sera mis en oeuvre il suffit d’examiner comment sont gérés d’autres projets de conservation qui sont les pierres d’angle de l’initiative TRIDOM ; en particulier, la Réserve forestière du Dja et le Parc national de Boumba-Bek qui, avec le Parc national Minkébé du Gabon et ce lui d’Odzala en République du Congo, délimitent en quelque sorte ce nouveau paysage prévu par le PFBC, que le projet TRIDOM permettra d’établir.

La Réserve du Dja est un site du Patrimoine mondial qui se superpose aux territoires traditionnels des Baka, dont la plupart ont dû s’installer ailleurs. Leur expulsion de cette forêt, et la manière dont ils ont été écartés de la gestion des forêts qui les entourent, sont bien documentées (12). La persécution des communautés autochtones et locales par les « gardes écologiques » du gouvernement, qui fait contraste avec le trafic de viande de brousse pratiqué sans encombre par des opérateurs commerciaux, est une source de profond mécontentement pour les autorités conservationnistes.(13)

« Ils (les administrateurs du parc) ont le droit d’arrêter les gens. Mais à quoi pensent-ils, ces chefs (ceux qui sont haut placés), lorsqu’ils confisquent la seule antilope que nous avons ? Ils pensent avoir le droit de prendre l’antilope que j’ai tuée, celle qu’il me faut pour nourrir ma famille ? Ils ne nous ont pas interdit de manger de la viande ! » (14)

Les limites orientales du nouveau Parc national de Boumba-Bek ont été prédéterminées par des gens de l’extérieur, à l’insu des résidents et sans leur consentement. Les communautés de cueilleurs-chasseurs baka risquent maintenant d’être exclues des terrains de chasse et de cueillette qu’elles ont utilisés depuis l’époque précoloniale, malgré le fait que leur survie en dépend presque entièrement. Les Baka sont une des populations majoritaires de cette région, ce qui est exceptionnel au Cameroun.(15)

Le parc national de Campo Ma’an ne fait pas partie du projet TRIDOM mais il est géré par l’organisation leader de l’initiative Minkébé-Dja-Odzala, le WWF. Les chasseurs-cueilleurs pygmées qui l’habitent, les Bagyeli, sont constamment persécutés par les « gardes écologiques », qui ont brûlé un de leurs villages, les ont arrêtés illégalement et leur ont confisqué des produits de subsistance dont la cueillette est autorisée par la loi camerounaise.(16) Le parc avait été établi par le gouvernement du Cameroun dans le cadre d’un autre projet du FEM.(17) À présent, il est soutenu par le WWF (18) au moyen de fonds alloués à cette fin par une entreprise pétrolière (19), car Campo Ma’an est l’un des projets environnementaux compensatoires de l’oléoduc Tchad-Cameroun. Dans le cas de Campo Ma’an, il est à présent absolument certain que les Bagyeli ont été écartés des discussions autour des plans de gestion du parc(20) , tout comme il est catégoriquement prouvé que leurs moyens de subsistance sont indissolublement liés aux activités de chasse et de cueillette dans cette forêt.(21)

Ces exemples d’expériences négatives dans le cadre des projets de conservation au Cameroun ont porté beaucoup de communautés tributaires des forêts à les associer à l’expulsion forcée sans compensation, à l’élimination de leurs droits sur leurs territoires traditionnels, à la destruction progressive de leurs moyens de vie, à la perte de leur identité et à une marginalisation socio-économique de plus en plus poussée (22). Il s’agit là d’un problème très grave qui a été constaté dans toute l’Afrique (23). Le projet TRIDOM risque de retomber dans ces mêmes erreurs, au détriment des programmes et de la réputation des initiatives de conservation, et aux dépens des droits et de la subsistance des communautés locales.

Ni les donateurs ni la conservation n’adhèrent à leurs propres normes
Le financement du FEM doit être destiné à des activités visant à protéger l’environnement mondial dans six régions principales (24); cette protection inclut celle de la biodiversité, l’objectif central de l’initiative TRIDOM. La politique de participation publique et d’autres directives opérationnelles du FEM exigent que les communautés concernées participent aux projets, que leurs besoins et intérêts soient pris en compte et que l’on obtienne leur consentement préalable, libre et en connaissance de cause (25). Les thèmes jumelés de la participation et de la consultation sont constamment présents dans les stratégies opérationnelles du FEM ; en outre, les projets financés par ce mécanisme doivent respecter la politique de la Banque mondiale au sujet des peuples autochtones (26), les bonnes pratiques du PNUD et les directives pour la mise en oeuvre de la Convention sur la Diversité biologique dont le FEM est le mécanisme de financement.

Du moment que le FEM finance 25% des coûts de l’initiative TRIDOM, il est indéniable que les politiques mentionnées auraient dû être appliquées lors de la préparation des divers éléments de ce projet auquel il contribue substantiellement. Néanmoins, comme nous venons de voir, les communautés affectées n’ont pas été consultées de manière appropriée au cours de la planification ; le FPP l’a bien fait remarquer au PNUD/FEM en 2002 (27), à l’époque où le projet préparatoire recevait déjà le soutien du FEM (28), et au WWF en 2003, lorsque l’étape de préparation était presque finie (29). Le projet n’est pas conforme aux politiques opérationnelles du FEM et de la Banque mondiale, mais les bailleurs de fonds ne sont pas les seuls à enfreindre leurs propres règles : les organisations de conservation ne sont pas non plus à la hauteur des leurs.

Le FPP a récemment analysé dans quelle mesure les organismes de conservation appliquaient les principes fondamentaux pour la protection des droits des communautés dans les aires protégées africaines (30), principes adoptés en 1992 lors du Congrès mondial pour la Conservation et repris au cours des dix dernières années dans les directives établies avec le soutien de la Commission mondiale des Aires protégées (WCPA), l’Union pour la Conservation de la Nature (UICN) et WWF International (31). Ces directives reconnaissent les droits des peuples autochtones de posséder, d’utiliser et de contrôler leurs territoires traditionnels, et protègent leurs connaissances et compétences ancestrales. Elles prônent également le développement de partenariats avec ces peuples, sur la base de leur consentement plein et en connaissance de cause et d’un partage équitable des bénéfices découlant de la conservation. Nombre de ces principes largement acceptés figurent aussi dans la Convention sur la Diversité biologique. Cette convention est légalement contraignante et a été ratifiée par 170 pays, dont ceux de l’Afrique centrale.

Les directives pour la conservation ont été encore renforcées lors du Congrès mondial des Parcs qui s’est tenu à Durban en septembre 2003 et dont le thème était « Avantages sans frontières ». Les accords et recommandations qui en sont issus établissent de nouveaux critères au sujet des droits des peuples autochtones qui habitent les aires protégées et autour d’elles, et recommandent aux gouvernements des objectifs et des actions spécifiques dans ce domaine.(32) Les Recommandations et le Plan d’Action de Durban appellent les pays à revoir les lois et les politiques de conservation existantes qui ont des impacts sur les peuples autochtones et d’en adopter de nouvelles qui donnent à ces peuples le contrôle de leurs sites sacrés.

En Afrique centrale, ce réexamen des politiques de conservation devrait porter sur des législations anciennes qui limitent les droits des communautés autochtones à accéder à leurs forêts et à les utiliser, surtout dans les parcs et dans les zones environnantes. L’harmonisation et la cohérence des normes légales sont des éléments clés du Plan de Convergence COMIFAC (33), ainsi que l’établissement de plusieurs zones de conservation transfrontalières, telles que TRIDOM. D’autre part, le projet TRIDOM prévoit lui aussi de soutenir les réformes juridiques nécessaires. Il y a donc là une opportunité excellente de réviser les lois forestières nationales qui seraient incompatibles avec les normes internationales sur les droits des peuples autochtones (34).

Les pratiques de la conservation doivent changer pour que les « paysages » deviennent durables
Il faut combler l’énorme fossé qui existe entre le discours de la conservation de « bonne conscience » et les réalités des communautés autochtones d’Afrique centrale qui luttent pour conserver leurs moyens de subsistance. Les projets tels que TRIDOM, qui ne tiennent pas suffisamment compte des droits et du bien-être de ceux qui habitent les régions ciblées, sont voués à l’échec, du fait surtout que les aires protégées deviendront trop chères à contrôler. L’augmentation des violations des droits humains qui risque de s’y produire avec la militarisation accrue de la forêt poussera de nombreux donateurs à cesser de financer des projets de ce genre.

L’expérience au Cameroun et ailleurs montre que, malgré leur désir de protéger les forêts contre l’exploitation de l’extérieur, les communautés locales dont les droits sont bafoués par les projets de conservation ne seront pas les alliées des organisations de conservation. La plupart d’entre elles ne se laisseront pas séduire par les promesses de « nouvelles sources de revenus » qui viendraient compenser la perte de l’accès à la forêt et à son utilisation au cas où ces projets ne réussiraient pas. Le cas du Cameroun semble indiquer que les communautés ont raison d’êtres sceptiques.

Les communautés autochtones, en particulier les peuples de chasseurs-cueilleurs comme les Baka, qui habitent toute la région concernée par le projet TRIDOM, ont des droits que protègent la législation nationale, les traités et les directives des organismes internationaux. Ces peuples ont de plus en plus l’occasion, les compétences et la confiance nécessaires pour s’attaquer aux violations de leurs droits auprès de leurs gouvernements et des agences internationales responsables du financement des projets qui leur portent préjudice. A mesure que le temps passe, leur rôle potentiel dans les processus de la société civile est de plus en plus respecté et leur assurera une participation soutenue à la conservation. Les projets de conservation comme celui-ci devraient y prendre garde : bientôt, c’est à leurs risques et périls qu’ils ignoreront les droits des communautés.

John Nelson
Forest Peoples Programme
johnnelson@blueyonder.co.uk


1.- Redford, K, P Coppolillo, E Sanderson, G Da Fonseca, E, Dinerstien, C. Groves, G. Mace, S. Maginnis, R. Mittermieier, R. Noss, D. Olson, J. Robinson, A. Veddeer, and M. Wright (2003) Mapping the Conservation Landscape. Conservation Biology 17(1):116-131.
2.- L’aversion pour les conflits est une des raisons de la mobilité des Baka.
3.- Les Baka sont la source de nombreux renseignements recueillis par des chercheurs dans ces domaines.
4.- Suivant les catégories I à VI du classement de l’UICN.
5.- Les seuls pays analysés sont: le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
6.- Au Gabon par exemple, où il manque encore de classer suivant les catégories de l’UICN presque un million d’hectares, bien que la plupart d’entre eux soient déjà soumis à des mesures strictes de protection qui interdisent aux communautés de les utiliser.
7.- Par exemple, la réserve Sangha de la République centrafricaine, qui jouxte la réserve Lobéké du Cameroun ; la réserve transfrontalière Dja-Boumba Bek-Nki-Odzala-Minkébé partagée par le Gabon, la République du Congo et le Cameroun (TRIDOM), et les Parcs de la Paix de l’Albertine Rift, situés entre l’Ouganda et la RDC. D’autres projets encore sont en discussion, qui concernent pratiquement tous les pays de la région.
8.- Appelées plus précisément Écorégion de Forêt humide du Bassin du Congo occidental (Western Congo Basin Moist Forest Ecoregion - WCBMFE) dans les documents du projet.
9.- C’est ce que prétendent les défenseurs du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo, mais le projet serait financé par des prêts et des subventions de la Banque mondiale et du FEM (GEF), et par l’aide bilatérale et multilatérale directe (de l’UE par exemple) aux pays répondant aux critères d’éligibilité, dont l’adhésion aux principales conventions, la CDB par exemple. Voir, entre autres, GEF (5 avril 2004) GEF Council Work Program Submission for Cameroon 2004-2009 : Forestry and Environmental Sector Adjustment Credit (FESAC).
10.- Tri-national Dja-Odzala-Minkébé.
11.- Les bailleurs de fonds internationaux sont US/CBFP, UNF, UE, WWF, ITTO, WCS, CI et WWF-US.
12.- Nguiffo, S. (2003), Une seule forêt pour deux rêves. In : Nelson, J. et L. Hossack, éd. (2003) : Les Peuples autochtones et les aires protégées en Afrique : des principes à la pratique. Forest Peoples Programme, Moreton-in-Marsh. Disponible en français et en anglais. Vidéo d’accompagnement.
13.- Nelson et Hossack, op. cit.
14.-
Emmanuel Minsolo, communauté Adjap, in: Nelson, J. et S. Morgan, éditeurs (2003), Community Testimony from Cameroon.
15.- Nelson, Field Notes 2004.
16.- Owono, J (2003) The extent of Bagyeli Pygmy involvement in the development and Management Plan of the Campo Ma’an UTO. IN: Nelson et. all, op cit. And Nelson and Morgan (2003) op. cit.
17.- GEF. (1995) Republic of Cameroon: Biodiversity Conservation and Management. Project Document, The World Bank, Washington DC.
18.- Par l’intermédiaire de la Fondation pour l’Environnement et le Développement du Cameroun (FEDEC).
19.- Cameroon Oil Transportation Company.
20.- Owono, op. cit.
21.- Tchoumba, Belmond et Handja Georges Thierry (2004), « Rapport de la rencontre de présentation des cartes de gestion des ressources forestières par les Bagyeli au nord du parc national de Campo Ma’an », CED, Yaoundé.
22.- Nelson et al., op. cit.
23.- Pour davantage d’information, voir www.forestpeoples.org.
24.- Griffiths, T. (2004), Help or Hindrance? The Global Environment Facility, Biodiversity Conservation and Indigenous Peoples. Briefing du FPP.
25.- Ibid.
26.- D.O. 4.20 de la Banque mondiale.
27.- Dr. Trinto Mugangu, Conseiller technique régional des projets du PNUD-FEM sur la biodiversité en Afrique occidentale et centrale, lettre du FPP de juillet 2002.
28.- Le projet était financé en 2002 dans le cadre du PDF-B du FEM.
29.- Lettre à Claude Martin, directeur général d WWF International, 27 mai 2003.
30.- Nelson et al., op. cit. Voir aussi Barume, Albert Kwokwo (2000), Headint Towards Extinction? Indigenous Rights in Africa : The Case of the Twa of the Kahuzi-Biega National Park, République démocratique du Congo. Document nº 101 de l’IWGIA. IWGIA, Copenhague, et Forest Peoples Programme, Moreton-in-Marsh.
31.- IUCN - World Conservation Union / WCPA - World Commission on Protected Areas / WWF - Worldwide Fund for Nature (2002), Principles and guideline on protected areas and indigenous/traditional peoples.
32.- Voir les textes complets sur: http://www.iucn.org/themes/wcpa/wpc2003/francais/outputs/durban.htm.
33.- COMIFAC (2002), Plan de Convergence, Actions prioritaires 2003-2005. Déclaration des Chefs d’État de l’Afrique centrale sur la Conservation et la Gestion durable des Forêts. COMIFAC, Yaoundé.
34.- MacKay, F. (2002), Adressing Past Wrongs. Indigenous Peoples and Protected Areas: the right to restitution of lands and resources. Document circonstanciel, Forest Peoples Programme, Moreton-in-Marsh.


 


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