Systèmes de certification

« Continuez à acheter ! » C’est le message que mettent en avant les systèmes de certification. Chaque fois qu’un produit industriel ou agricole est discrédité, une initiative de certification volontaire voit bientôt le jour. Ces systèmes de certification permettent d’élargir le contrôle des entreprises sur les terres communautaires. Ils ont également tous échoué à résoudre les conflits entre les communautés et les sociétés qui ont pris le contrôle de leurs territoires. Leur contribution à la réduction des dommages écologiques reste également bien difficile à cerner, en particulier lorsque des monocultures industrielles reçoivent un label « vert ».

Les plantations de palmiers à huile couvrent actuellement 270 000 hectares en Équateur, la région d’Esmeraldas étant celle qui connaît la plus forte concentration. Les processus de résistance en cours des communautés de La Chiquita, de Guadualito et de Barranquilla de San Javier continuent de susciter l’indignation et la solidarité entre les peuples et au plan international.

La société Palmas del Ixcán s'est imposée au Guatemala, grâce à ce que les communautés appellent une « spoliation systématique ». Malgré la criminalisation des communautés, leur résistance ne cesse de se renforcer.

Les mécanismes de certification qui cherchent à légitimer les activités dommageables, en les qualifiant de « durable », constituent une tactique de survie du capitalisme.

L'introduction de politiques relatives au genre dans les activités des entreprises d'huile de palme et le système de certification RSPO peuvent-ils faire autre chose que dissimuler la violence, le patriarcat structurel et le racisme inhérents au modèle de la plantation ?

Même si les entreprises crevettières détruisent massivement les mangroves pour faire place à leurs fermes de crevettes et oppriment les communautés de cueilleurs et de pêcheurs, elles réussissent à obtenir des certifications qui facilitent leur percée sur les marchés étrangers et cachent aussi une histoire de violence contre les peuples des mangroves.

Le Groupe Korindo a rasé les forêts du peuple autochtone Kinggo pour mettre en place ses plantations industrielles de palmiers à huile. Petrus Kinggo et d'autres dirigeants communautaires ont été persuadés d'abandonner des terres forestières coutumières sur la base de promesses trompeuses et fausses. Ils se battent maintenant contre Korindo, une entreprise certifiée FSC, malgré des intimidations constantes au niveau local ou international. (Disponible en indonésien).

Le dispositif de certification de la RSPO a utilisé la crise de légitimité de l'industrie de l'huile de palme pour renforcer le terrain au profit de l'industrie en délivrant des certificats censés garantir des normes de durabilité.

La violence, les massacres et les déplacements forcés durant le conflit armé en Colombie ont contribué à la progression de la culture industrielle du palmier à huile. Il est indéniable que l’entreprise Poligrow a joué un rôle dans l’accaparement de terres et l’intimidation dans la municipalité de Mapiripán.

Quelles sont les expériences des communautés riveraines de lieux où opèrent les entreprises qui s’engagent à des pratiques de « déforestation zéro » ?

Le Tribunal supérieur du département de Valle del Cauca a prononcé une sentence contre la société de plantations industrielles Smurfit Kappa Cartón Colombia, après plus de 50 ans de lutte de la part de communautés paysannes qui ont subi toutes sortes de destructions.

Cet article attire l’attention sur certains concepts qui sont généralement présentés sous un jour positif pour les forêts, mais qui servent en réalité des intérêts économiques qui nuisent aussi bien aux forêts qu’aux communautés qui y habitent.

La production industrielle de caoutchouc naturel a toujours été synonyme de destruction et d’exploitation. Près de 70 % de la production sert à la fabrication de pneus. L’augmentation de l’utilisation du caoutchouc va de pair avec l’augmentation du nombre d’autos, de camions et d’avions.