Thaïlande

Le Mékong, qui traverse six pays sur près de 5 000 km et assure les moyens de subsistance et la vie de millions de personnes, est gravement menacé en raison de la construction en cours de barrages de grande taille. Les communautés poursuivent la résistance, dans ce qui pourrait être le dernier combat pour sauver certaines des parties indemnes du fleuve… et de leur vie.
Les entreprises britanniques contrôlaient non seulement 80 % des concessions forestières (« logging lands ») établies en Thaïlande, mais elles ont également influencé la création du Département royal des forêts, qui a fini par disposer d'un pouvoir total sur les forêts du pays. Des accaparements massifs de terres et diverses lois coloniales ont fait de la moitié du territoire du pays une colonie de l'État central.
Les mouvements coloniaux et anticoloniaux ont profondément façonné les caractéristiques et les impacts des concessions en Asie du Sud-Est. Dans certains cas, les communautés ont été dépossédées par des accaparements de terres déguisés en concessions. Dans d'autres, les concessions s'inscrivent dans le cadre d'une reconcentration foncière. Dans tous les cas, le modèle de concession cadre bien avec les idéologies de la modernisation.
La Semaine de l'environnement du Mékong/ASEAN (MAEW) est une rencontre régionale annuelle et un processus permettant des échanges plus approfondis entre les habitants de la région de l'Asie du Sud-Est, où les acteurs clés peuvent échanger, analyser et débattre sur les problèmes émergents qui les affectent de manière significative.
Elles vivent dans les forêts de Kaeng Krachan, à Bang Kloi, depuis des générations. Lorsque le parc national de Kaeng Krachan a été créé en 1981, elles ont commencé à être la cible de violences et d'expulsions. Vingt-deux personnes ont été poursuivies cette année.
Les populations autochtones Karen de Bang Kloi sont revenues sur leurs terres ancestrales, après des années de spoliation due à la création d'un parc national. Les communautés Karen se mobilisent en solidarité avec le droit des communautés de Bang Kloi à revenir sur leurs terres.
¡Comment les crimes forestiers sont-ils définis ? En Thaïlande, ce sont les communautés forestières, plutôt que le gouvernement et les entreprises qui pratiquent la déforestation à grande échelle, qui sont devenues les boucs émissaires de cette destruction. (Disponible en thaï).
Des organisations, mouvements sociaux et militants de 40 pays expriment appui et solidarité avec leur lutte pour récupérer les terres et forêts, envahie par la société minière Thor Silasitthi, au nord-est de la Thaïlande.
Nous appelons les organisations du monde entier à adhérer à cette lettre de solidarité avec le groupe de les femmes et les hommes défenseurs des droits humains (W/HRDs) du groupe pour la conservation de la forêt de Khao Lao Yai-Pha Jun Dai.
La production industrielle de caoutchouc naturel a toujours été synonyme de destruction et d’exploitation. Près de 70 % de la production sert à la fabrication de pneus. L’augmentation de l’utilisation du caoutchouc va de pair avec l’augmentation du nombre d’autos, de camions et d’avions.
En novembre 2012, deux femmes ont été retrouvées mortes aux abords d'une plantation de palmiers à huile. Ces morts ont été perçues comme un avertissement clair à l'intention du village de Klong Sai Pattana, dans le Surat Thani, dans le sud de la Thaïlande. Les victimes avaient passé les quatre dernières années à se battre contre une entreprise d'huile de palme, Jiew Kang Jue Pattana Co. Ltd, dans un conflit foncier qui avait englouti cette petite communauté d'environ 70 familles.