Conservationnisme

Le modèle conservationniste des « parcs sans habitants » trouve son origine au XIXe aux États-Unis. Il s’est diffusé dans le monde entier et a donné naissance à une « industrie de la conservation » élitiste, dominée par de grandes ONG de conservation. Ce modèle est devenu une autre menace majeure pour la survie physique et culturelle des communautés dépendant de la forêt, leurs connaissances et leurs pratiques de conservation traditionnelles.

Une nouvelle publication attire l'attention sur les effets dévastateurs des aires protégées en Inde.
Les combustibles fossiles sont à l’origine du chaos climatique – mais les conditions de cette crise ont été créées par les interconnexions et les dépendances entre le colonialisme, le racisme, le patriarcat et l’exploitation de classe. Pour lutter contre le chaos climatique, il est donc nécessaire de s’attaquer aux relations de pouvoir inégales sur lesquelles repose un capitalisme dépendant des combustibles fossiles.
Le modèle de la « conservation » en Inde continue d’enclore les forêts et d’en expulser les communautés dans une tentative délibérée de saper et de saborder la loi sur les droits forestiers (Forest Rights Act - FRA) – une législation historique qui renforce l’autorité des communautés sur leurs forêts. Pendant ce temps, les entreprises sont autorisées à détruire les forêts, même à l’intérieur des aires de conservation.
L’objectif primordial de cette série coordonnée par la fondation Swift et l’Institut de développement durable des Premières Nations est de rechercher de nouvelles façons de plaider pour plus de clarté et d’utiliser un langage adapté pour permettre des relations respectueuses et positives avec les peuples autochtones et les groupes marginalisés et éviter les termes qui peuvent être discriminatoires ou offensants ou être à l’origine de stratégies qui utilisent mal leur héritage et se transforment en un autre moyen d’assimilation et d’éviction.
(Uniquement en anglais) From 24-29 May, 2022, IUCN’s 2nd Asia Parks Congress aims to set the agenda for Protected Areas in Asia for the next ten years. Expanding Protected Areas in Asia also means expanding evictions, violence and further deforestation.
Ce texte est le fruit de conversations avec des femmes de la Vallée du Ribeira qui se sont engagées dans la lutte pour empêcher la concession de l'un des parcs les plus importants de la région. Leur combat est fondamental et vient rejoindre les résistances les plus diverses contre le courant privatiste visant créer des «territoires sans personnes». Ces témoignages viennent nous rappeler que leur territoire est et sera toujours enraciné dans leurs histoires, leurs voix et leurs résistances.
L'industrie de la conservation promeut désormais l'idée de « racheter » des concessions de conservation et de les restructurer selon des modèles économiques à but lucratif. « African Parks Network », qui gère 19 parcs nationaux et aires protégées dans 11 pays d'Afrique, offre un parfait exemple de cette évolution.

Le Collectif des communautés de la province de Nyanga, au Gabon, a publié la Déclaration de Bana/Mayumba dans laquelle il demande la suspension du GRANDE MAYUMBA, un mégaprojetprésente comme une « Solution Fondée sur la Nature »

La déclaration appelle les mouvements pour le climat, l'environnement et la justice sociale à rejeter catégoriquement les « Solutions Fondées sur la Nature » et tous les programmes de compensation car ils ne sont pas conçus pour résoudre la crise climatique. La déclaration restera ouverte à la signature jusqu'à la fin de l'année 2021.

La région de la Sangha est entièrement sous le contrôle de trois concessions. Toutes trois ont des origines coloniales et continuent de déployer des gardes contre les habitants de la forêt pour les empêcher d'utiliser leurs terres ancestrales.

Elles vivent dans les forêts de Kaeng Krachan, à Bang Kloi, depuis des générations. Lorsque le parc national de Kaeng Krachan a été créé en 1981, elles ont commencé à être la cible de violences et d'expulsions. Vingt-deux personnes ont été poursuivies cette année.

Il est impératif de comprendre et de nommer le concept de « solutions fondées sur la nature » pour ce qu'il est : « spoliations fondées sur la nature », et de dénoncer la menace réelle qu'il représente pour les territoires, les populations forestières et le climat.