Économie verte

L’« économie verte » est une tactique utilisée pour redorer l’image ternie des grandes entreprises à défaut de s’attaquer au lobbying des entreprises et au capitalisme qui sont les véritables facteurs de la destruction. L’économie verte cherche à promouvoir des fausses solutions comme la certification, la gestion durable des forêts, les services écosystémiques, REDD+, la bioéconomie, les solutions climatiques fondées sur la nature et la déforestation zéro nette. Plutôt que de mettre fin aux destructions causées par les entreprises, ces solutions contribuent à les perpétuer, conduisant ainsi à une crise sociale et écologique profonde.

Cette publication rassemble 11 articles qui se penchent sur les dimensions fondamentales et dangereuses de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD), la politique forestière dominante dans le monde depuis 2007.
Cet article fait partie de la publication « 15 ans de REDD: Un système fondamentalement vicié »
La compensation est une dangereuse diversion par rapport aux causes de la crise climatique. Cette fausse solution est le pendant de la réaction initiale de l'industrie pétrolière face aux données scientifiques sur le climat : le déni. Les grands pollueurs n'ont pas inventé le marché du carbone. Mais ils l'ont soutenu, ont plaidé activement en sa faveur, et ils l'ont promu.
Lors de la conférence de l'ONU sur le climat en 2021, le gouvernement gabonais s'est présenté comme un champion de la lutte contre la dégradation du climat. L'extraction des énergies fossiles au Gabon allait-elle prendre fin ? Non. À la base de ce discours se trouve un accord signé avec la Norvège, un pays producteur de combustibles fossiles, et le projet Grande Mayumba.
La conception du mécanisme de plainte s'est traduite par un échec systématique du règlement des plaintes des communautés. Mais alors, pourquoi ce mécanisme existe-t-il ?
La société britannique Envirotrade a lancé un projet REDD+ en 2003 impliquant les communautés de la zone tampon du parc national de Gorongosa dans le nord du Mozambique. En 2018, l'entreprise a abandonné la région, laissant derrière elle des obligations non remplies, des dettes envers les villageois et des centaines de familles dans l'embarras.
Les « concessions carbone » créées pour générer et vendre des crédits carbone affaiblissent également profondément les structures des communautés, leur organisation et leur reproduction en tant que communautés.
L'extension des taxes carbone avec REDD met en évidence l'échec de la tarification du carbone.
Le WRM s'est entretenu avec Letícia Yawanawa, une dirigeante autochtone de l'État d'Acre, et Dercy Teles de Carvalho, ex-présidente du syndicat des travailleurs ruraux de Xapuri et défenseure des extrativistas, sur la façon dont la REDD+ a affecté la vie des femmes dans les communautés qui dépendent des forêts.
Entretien avec Tom Goldtooth, Environmental Indigenous Network.
Pour que la REDD+ fonctionne, elle doit diviser les gens en trois classes. La première est celle qui est censée sauver les forêts : « les personnes actives qui font preuve d'initiative ». Une seconde classe est censée les forêts laisser mourir les forêts lorsqu'aucun financement REDD+ n'est versé pour les maintenir en vie : ce sont des « êtres dont la passivité est prévisible ».
Cet article fait partie de la publication « 15 ans de REDD: Un système fondamentalement vicié »