Grands barrages et autres infrastructures

Les activités industrielles nécessitent un vaste réseau d’infrastructures : routes, ports, voies navigables, voies ferrées, etc. Ces infrastructures traversent les forêts et les territoires des communautés pour permettre le transport des produits de base et des minéraux vers des centres industriels. Les méga-barrages, bien que présentés comme une source d’« énergie propre », inondent les forêts et génèrent de l’énergie principalement destinée aux industries polluantes et aux grands centres urbains.

Le Brésil et l’Indonésie partagent une similitude particulière : à un moment donné, leurs dirigeants ont décidé de construire une nouvelle capitale. Alors que les dirigeants brésiliens ont construit Brasilia il y a environ 60 ans, la construction de la nouvelle capitale indonésienne est en cours. Les deux projets renforcent un État colonial, même si leurs promoteurs prétendent le contraire. Cependant, les deux histoires montrent également le rôle des luttes sociales comme moyen d’effacer une histoire coloniale. (Disponible en Bahasa Indonésie)
La plupart des causes de déforestation identifiées dans une analyse mondiale menée par l’ONU en 1999 existent toujours. Pourtant, les « solutions » proposées depuis sont devenues de nouvelles causes sous-jacentes de la déforestation. Dans ce scénario, les projets qui détruisent la forêt et les projets « verts » dépendent les uns des autres pour être viables.
La rivière Beni, dans l’Amazonie bolivienne, est menacée. Alors que le gouvernement cherche à y construire des mégabarrages qui inonderaient une superficie bien plus grande que celle de La Paz, la capitale, l’exploitation minière et sa contamination au mercure continuent d’empoisonner la vie de ces régions.
Les combustibles fossiles sont à l’origine du chaos climatique – mais les conditions de cette crise ont été créées par les interconnexions et les dépendances entre le colonialisme, le racisme, le patriarcat et l’exploitation de classe. Pour lutter contre le chaos climatique, il est donc nécessaire de s’attaquer aux relations de pouvoir inégales sur lesquelles repose un capitalisme dépendant des combustibles fossiles.
Le Mékong, qui traverse six pays sur près de 5 000 km et assure les moyens de subsistance et la vie de millions de personnes, est gravement menacé en raison de la construction en cours de barrages de grande taille. Les communautés poursuivent la résistance, dans ce qui pourrait être le dernier combat pour sauver certaines des parties indemnes du fleuve… et de leur vie.

Le peuple Balik victime des impacts du mégaprojet de construction de la nouvelle capitale indonésienne à Bornéo. Les responsables gouvernementaux et les élites économiques du pays font certainement partie de ceux qui profiteront du projet. (Disponible en indonésien).

La déclaration appelle les mouvements pour le climat, l'environnement et la justice sociale à rejeter catégoriquement les « Solutions Fondées sur la Nature » et tous les programmes de compensation car ils ne sont pas conçus pour résoudre la crise climatique. La déclaration restera ouverte à la signature jusqu'à la fin de l'année 2021.

Ce bulletin vise une réflexion sur l'extraction, la violence et l'oppression liées à la « transition » énergétique et à son camouflage « vert ». Une transition à partir de quoi ? Et vers quoi ?

Les infrastructures d'énergies renouvelables à l'échelle industrielle connaissent un renouveau dans l'agenda de la « transition énergétique » et dans le cadre des plans de relance contre la pandémie. La production d'hydrogène « vert » ajoute un degré supplémentaire d'injustice.

Dans les modèles dominants de production et de consommation d'énergie, la centralisation de la matrice énergétique et la concentration du pouvoir de décision sont toujours de mise.

On présente généralement ce qu'on appelle l'« économie numérique » comme une économie ayant un impact relativement faible sur l'environnement. Mais qu'est-ce qui (et qui) se dissimule derrière ces images d'une économie presque éthérée et plus propre ?