Grands barrages et autres infrastructures

Les activités industrielles nécessitent un vaste réseau d’infrastructures : routes, ports, voies navigables, voies ferrées, etc. Ces infrastructures traversent les forêts et les territoires des communautés pour permettre le transport des produits de base et des minéraux vers des centres industriels. Les méga-barrages, bien que présentés comme une source d’« énergie propre », inondent les forêts et génèrent de l’énergie principalement destinée aux industries polluantes et aux grands centres urbains.

Les combustibles fossiles sont à l’origine du chaos climatique – mais les conditions de cette crise ont été créées par les interconnexions et les dépendances entre le colonialisme, le racisme, le patriarcat et l’exploitation de classe. Pour lutter contre le chaos climatique, il est donc nécessaire de s’attaquer aux relations de pouvoir inégales sur lesquelles repose un capitalisme dépendant des combustibles fossiles.
Le Mékong, qui traverse six pays sur près de 5 000 km et assure les moyens de subsistance et la vie de millions de personnes, est gravement menacé en raison de la construction en cours de barrages de grande taille. Les communautés poursuivent la résistance, dans ce qui pourrait être le dernier combat pour sauver certaines des parties indemnes du fleuve… et de leur vie.

Le peuple Balik victime des impacts du mégaprojet de construction de la nouvelle capitale indonésienne à Bornéo. Les responsables gouvernementaux et les élites économiques du pays font certainement partie de ceux qui profiteront du projet. (Disponible en indonésien).

La déclaration appelle les mouvements pour le climat, l'environnement et la justice sociale à rejeter catégoriquement les « Solutions Fondées sur la Nature » et tous les programmes de compensation car ils ne sont pas conçus pour résoudre la crise climatique. La déclaration restera ouverte à la signature jusqu'à la fin de l'année 2021.

Ce bulletin vise une réflexion sur l'extraction, la violence et l'oppression liées à la « transition » énergétique et à son camouflage « vert ». Une transition à partir de quoi ? Et vers quoi ?

Les infrastructures d'énergies renouvelables à l'échelle industrielle connaissent un renouveau dans l'agenda de la « transition énergétique » et dans le cadre des plans de relance contre la pandémie. La production d'hydrogène « vert » ajoute un degré supplémentaire d'injustice.

Dans les modèles dominants de production et de consommation d'énergie, la centralisation de la matrice énergétique et la concentration du pouvoir de décision sont toujours de mise.

On présente généralement ce qu'on appelle l'« économie numérique » comme une économie ayant un impact relativement faible sur l'environnement. Mais qu'est-ce qui (et qui) se dissimule derrière ces images d'une économie presque éthérée et plus propre ?

Le WRM s'est entretenu avec de proches alliés du Brésil, du Gabon, de l'Inde, du Mexique et du Mozambique, pour les entendre et connaître leur compréhension du développement.

L’autorisation de la construction d'une route à l'intérieur de la première « Concession pour la restauration des écosystèmes » en Indonésie met en évidence les contradictions inhérentes à de telles concessions. (Disponible en indonésien).