Économie verte

L’« économie verte » est une tactique utilisée pour redorer l’image ternie des grandes entreprises à défaut de s’attaquer au lobbying des entreprises et au capitalisme qui sont les véritables facteurs de la destruction. L’économie verte cherche à promouvoir des fausses solutions comme la certification, la gestion durable des forêts, les services écosystémiques, REDD+, la bioéconomie, les solutions climatiques fondées sur la nature et la déforestation zéro nette. Plutôt que de mettre fin aux destructions causées par les entreprises, ces solutions contribuent à les perpétuer, conduisant ainsi à une crise sociale et écologique profonde.

La communauté d’Antsotso a produit cette vidéo montrant l’impact d’un projet de compensation de la biodiversité de la société minière Rio Tinto/QMM sur leurs moyens d’existence et leur production alimentaire de subsistance.
Cet éditorial vise à lancer une alerte à propos des stratégies incontestées des entreprises qui dominent les processus internationaux liés aux forêts, alors qu’ils semblent entrer dans de nouvelles phases. Les décisions prises ont des impacts réels sur les communautés forestières.
La pétrolière Shell affirment qu’il est possible d’utiliser la voiture et de rester « neutre en carbone » ; il suffit pour cela de compenser les émissions en plantant des arbres ou en investissant ailleurs dans le monde dans des zones forestières déjà existantes. (Disponible en indonésien).
Quelles sont les expériences des communautés riveraines de lieux où opèrent les entreprises qui s’engagent à des pratiques de « déforestation zéro » ?
Le Tribunal supérieur du département de Valle del Cauca a prononcé une sentence contre la société de plantations industrielles Smurfit Kappa Cartón Colombia, après plus de 50 ans de lutte de la part de communautés paysannes qui ont subi toutes sortes de destructions.
Cet article attire l’attention sur certains concepts qui sont généralement présentés sous un jour positif pour les forêts, mais qui servent en réalité des intérêts économiques qui nuisent aussi bien aux forêts qu’aux communautés qui y habitent.
Le contrôle des ressources génétiques (organismes vivants non humains que les humains peuvent utiliser) par le biais des droits de propriété a provoqué un pillage massif des connaissances des peuples des forêts.
La compréhension du climat par la climatologie est extrêmement biaisée et excluante, et n’est qu’un point de vue particulier parmi de nombreux autres.
Lors des négociations sur le climat de l’ONU en décembre dernier, le discours et la propagande de l’ONU et du secteur de la conservation sur REDD+ ont changé au profit d’une nouvelle mode dans la conservation des forêts : les solutions fondées sur la nature.
Un article du blog REDD-Monitor ouvre un espace de débat nécessaire sur la politique entourant les soi-disant « solutions » climatiques basées sur la nature ou naturelles. Entre autres, il indique clairement quels acteurs « adorent » cette initiative : les sociétés pétrolières et gazières, main dans la main avec leurs partenaires, les grandes ONG internationales de conservation qui soutiennent également la compensation carbone et REDD.
ARTE, la chaîne de télévision européenne, a diffusé un documentaire sur le label FSC intitulé : « Forêts labellisées, arbres protégés ? » (« The exploitation of primary forests: Can an ecolabel stop the forest industry? ») Les journalistes se sont rendus dans plusieurs pays pour chercher à savoir à quoi ressemble sur le terrain la certification FSC des forêts et des plantations forestières industrielles et si elle protège les forêts et les droits des peuples autochtones et des communautés locales.  Le documentaire, de près d’
Un récent rapport des Amis de la Terre International souligne à quel point des réglementations classiques et rigoureuses sont évincées au profit de systèmes de compensation beaucoup plus indulgents. Des secteurs spécifiques, tels que les industries mondiales de l’alimentation, de l’agriculture et de l’aviation, utilisent ces mécanismes pour maintenir l’approbation sociale permettant de poursuivre leurs activités destructrices et contrer la menace d’une réglementation.