Plantations d’arbres à grande échelle

Les plantations industrielles d’arbres sont des monocultures à grande échelle, équiennes (arbres du même âge) et gérées de manière intensive, qui mobilisent de vastes étendues de terres fertiles sous le contrôle des sociétés de plantation. La gestion des plantations s’accompagne de l’utilisation d’énormes quantités d’eau ainsi que de pesticides qui sont toxiques pour les êtres humains, les végétaux et les animaux dans les plantations et les zones environnantes.

En juin 2019, un rapport de la BAD et du WWF Kenya a lancé un appel aux agences de financement du développement, principalement européennes, et à la Banque mondiale, pour qu'elles fournissent une aide financière à un nouveau fonds destiné à financer 100 000 hectares de (nouvelles) plantations d'arbres, afin de soutenir le développement potentiel de 500 000 hectares de plantations en Afrique orientale et australe.
En Argentine, l’association Productores Independientes de Piray s’est organisée pour freiner la monoculture de pins et la société Alto Paraná que la multinationale de la cellulose Arauco a acquise en 1996. Les paysannes et les paysans ont résisté et remporté une rare victoire : l’expropriation de terres de la multinationale. De plus, leur production de nourriture contribue à la souveraineté alimentaire.
Le plus récent bulletin de l’organisation Focus on the Global South porte sur la pandémie mondiale. Sept articles y examinent comment le présent contexte peut donner lieu à des transformations économiques stratégiques. La version anglaise de ce bulletin est accessible ici.
Membres du MOVUS (Mouvement pour un Uruguay Durable) dénonce le non-respect de la part de la société de pâte UPM des conditions environnementales sur lesquelles l’installation de sa nouvelle usine de cellulose à été autorisée, dans le département de Durazno, Uruguay. Ils exigent la suspension des travaux en cours, tant que ces exigences ne soient pleinement respectées.
A la veille de la Journée internationale de Lutte contre les plantations d´arbres en monoculture, a été publiée une lettre ouverte.
Disponible uniquement en anglais et portugais.
Malgré les campagnes en faveur de plantations « vertes » et d'autres tactiques qui tentent de cacher les dommages et la violence associés aux grandes plantations d'arbres, les communautés et les mouvements se mobilisent le 21 septembre pour donner plus de visibilité à leurs luttes.
Les plantations à grande échelle de la New Forests Company (NFC), basée au Royaume-Uni, ont été et sont synonymes de violence, d'expulsions forcées et de misère pour des milliers d'habitants de Mubende, en Ouganda.
Une réflexion historique sur les principaux projets de reboisement massifs en Chine met en évidence le rôle de plus en plus important joué par le capital et les forces du marché dans la Chine rurale. Le plus récent projet est basé sur l’idée d’un consumérisme « vert » et profite à certaines des plus grandes enseignes et entreprises technologiques.
Plusieurs plantations de pins ont été converties en plantations d'eucalyptus sans autorisation. Des données obtenues sur plus de 75 ans pour vérifier l'utilisation de l'eau dans les plantations d'arbres démontrent que les eucalyptus utilisent 30 à 50 % plus d'eau que les pins.
La violence, les massacres et les déplacements forcés durant le conflit armé en Colombie ont contribué à la progression de la culture industrielle du palmier à huile. Il est indéniable que l’entreprise Poligrow a joué un rôle dans l’accaparement de terres et l’intimidation dans la municipalité de Mapiripán.
Les trois quarts des concessions de palmiers à huile en Indonésie et dans la partie malaisienne de Bornéo certifiées par la Table ronde sur l'huile de palme durable (RSPO) occupent des terres qui étaient des forêts et/ou des habitats fauniques il y a 30 ans.