Le changement climatique n’est pas une catastrophe naturelle. Il est le résultat de décisions, de pratiques et de politiques adoptées et maintenues en place par un nombre relativement restreint d’acteurs, principalement pour protéger leurs propres intérêts. Ses conséquences sont toutefois mondiales et ce sont les régions et les communautés qui sont les moins responsables de la création de cette crise qui en subissent l’impact le plus important.
Les autres informations
Cet article de REDD-Monitor s’est intéressé à l’approbation du mécanisme de l’Accord de Paris pour un marché mondial du carbone dès le premier jour de la dernière conférence des Nations Unies sur le climat à Bakou. Avec un texte que beaucoup trouveraient « déroutant », les règles créées « à la va-vite » mettent en évidence un processus dans lequel l’Organe de surveillance de l’article 6.4 est allé au-delà de son mandat pour établir les normes du mécanisme.
Dans son dernier livre (Climate Opium. How we are overdosing on false solutions to the climate emergency), Cassandra, qui milite depuis longtemps contre les marchés du carbone, rassemble des informations importantes sur l'« overdose » de fausses solutions à l’urgence climatique actuelle. Qui sont les responsables de la crise actuelle ? Qu'ont-ils fait pour s’affranchir de leurs responsabilités tout en réalisant des profits et en détruisant les moyens de subsistance des populations ?
Dans cet article récent, l'organisation Grain montre que la multiplication des projets de plantation d'arbres, alimentée par la demande en crédits carbone des entreprises, a conduit à la conversion de plus de 9,1 millions d'hectares, principalement en Afrique et dans des pays comme le Brésil et l'Inde.
Dans cette publication, le Centre for Public Integrity (CIP) montre que six mois avant sa clôture, l'initiative n'avait atteint que 25 % des objectifs de réduction des émissions et 14 % des objectifs de recettes, avec des bénéfices minimes parvenant aux communautés locales - environ 3 % des bénéfices attendus.
Réflexions sur l'arrêt relatif aux crédits carbone en Amazonie colombienne - Censat Agua Viva
La coalition Agro é Fogo a publié une lettre ouverte. Elle dénonce l'aggravation des incendies criminels systématiques et orchestrés résultant de ce que nous devrions déjà appeler le chaos climatique en Amazonie et dans d'autres biomes.
Le nouveau programme « PSN Merauke », dont la mise en œuvre est accélérée, pourrait devenir le plus grand projet de déforestation au monde. Il empiète sur des terres coutumières et affectera directement 40 000 membres de peuples autochtones.
Récemment, l'Alliance informelle contre les plantations industrielles de palmiers à huile en Afrique occidentale et centrale a publié une nouvelle version résumée de la brochure « Promettre, diviser, intimider et contraindre : les tactiques utilisées par les sociétés d’huile de palme pour s’emparer des terres communautaires ».
Le 5 juillet 2024, trois familles de paysans ont été violemment expulsées à Paraje San Lorenzo 2, à Wanda, dans la province argentine de Misiones. L’expulsion a été réalisée par la police provinciale, en collaboration avec la multinationale Arauco. Pendant l’opération, ils ont détruit une ferme de dix hectares qui faisait vivre les familles depuis une dizaine d’années. Ils ont démoli et brûlé les maisons, les cultures, les poulaillers et les étables.
Le 23 juillet dernier, président indonésien Jokowi a planté la première canne à sucre d'un autre mégaprojet dans la régence de Merauke, dans la province de Papouasie du Sud. Il affirme que le projet contribuera à résoudre les crises alimentaires et climatiques mondiales.
La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a récemment rendu publique sa décision historique sur le droit des peuples autochtones Batwa à retourner sur leurs terres ancestrales d'où ils ont été violemment expulsés lors de la création du parc national de Kahuzi-Biega, dans l'est de la RDC.