Chili

Un documentaire produit par le collectif audiovisuel Ojo de Treile montre comment les plantations industrielles en monoculture dans le sud du Chili sont à l’origine de méga-sécheresses et de feux de forêt dévastateurs.
Ce qu'une historiographie appelle d'expansion civilisatrice ou du capital, se révèle être, jusqu´à présent, l'invasion et la déterritorialisation des peuples et des communautés avec beaucoup de violence épistémique et territoriale. Les concessions sont en train d´être faites dans des zones qui ne sont pas des vides démographiques, concept colonial qui fait fi de l´occupation de ces zones depuis des millénaires.
Le Chili devait être l’hôte du Sommet des Nations Unies sur le climat. Mais face à un soulèvement populaire massif contre le modèle économique néolibéral, le Chili a annulé le Sommet. Ce dernier a été déplacé en Espagne, mais le Chili a conservé la présidence de la COP.
Le réseau d’organisations de femmes de Tirúa, au centre sud du Chili, déploie des stratégies pour maintenir la vie dans un territoire fragilisé par l’invasion massive de plantations d’arbres, une invasion que les politiques de l’État continuent d’encourager.
La campagne « Les voix des territoires contre le projet MAPA » (« Voces Territoriales Fente al Proyecto MAPA : Testimonios sobre la mega-expansión de Celulosa Arauco ») cherche à augmenter la visibilité des témoignages en lien avec les impacts de ce projet de méga-expansion qui vise à tripler la production de l’usine de Celulosa Arauco, au Chili.
Le 28 septembre, la justice chilienne a statué en faveur de la communauté Ignacio Huilipán, située dans la commune de Contulmo, région du Bio Bio, en ordonnant que la société Forestal Arauco (l’ancienne Forestal Celco SA) restitue 97 hectares de terres usurpées il y a plusieurs décennies pour l’expansion de ses monocultures d’arbres. Le tribunal a accusé Arauco d’avoir tenté de mauvaise foi de s’attribuer la propriété du terrain et a reconnu le « titre foncier de Merced » * de 1904 que réclamait la communauté.
Les politiques relatives aux changements climatiques considèrent que les connaissances et les pratiques ancestrales d’utilisation, de gestion et de sécurité du feu dans les forêts causent les incendies forestiers.
Les sociétés de plantations d’arbres jouissent d’un pouvoir et d’une impunité considérables au Chili. Les incendies de 2017 ont révélé leur collusion avec des fonctionnaires pour empêcher la tenue d’enquêtes et criminaliser le peuple autochtone mapuche.
Disponible en anglais et en espagnol
La région centre-sud du Chili a connu, début 2017, une vague d’incendies qui a duré plusieurs semaines et qui a touché près de 500 000 hectares où il y avait des forêts, des plantations industrielles d’arbres et des parcelles appartenant à de petits producteurs familiaux.