Uruguay

Une plainte a été déposée auprès du Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) pour vérifier les impacts négatifs et les possibles violations des droits de l'homme en Uruguay résultant des conditions établies dans le contrat d'investissement signé entre la multinationale finlandaise UPM et le gouvernement uruguayen pour l'installation d'une nouvelle usine de pâte à papier dans le pays.
Membres du MOVUS (Mouvement pour un Uruguay Durable) dénonce le non-respect de la part de la société de pâte UPM des conditions environnementales sur lesquelles l’installation de sa nouvelle usine de cellulose à été autorisée, dans le département de Durazno, Uruguay. Ils exigent la suspension des travaux en cours, tant que ces exigences ne soient pleinement respectées.
Des organisations sociales d'Uruguay, de Finlande et d'autres pays, ainsi que des professionnels de renom, ont présenté les résultats de recherches scientifiques menées au cours des 15 dernières années sur les impacts sur les prairies des plantations d'arbres en monoculture. Elles réfutent ainsi le « greenwashing » de la société UPM, qui se présente comme une entreprise internationale de premier plan dans la lutte contre le changement climatique, la défense de la biodiversité et la gestion durable de l'eau.
Adhérez à cette lettre pour dénoncer le maquillage vert de la multinationale finlandaise UPM, qui tente d'installer une nouvelle usine de pâte à papier et d'étendre les plantations d'arbres de monoculture en Uruguay.
À la fin du mois de juillet 2019, UPM a confirmé la construction d'une deuxième usine de pâte à papier en Uruguay. Ce mégaprojet permettra de produire jusqu'à 2,33 millions de tonnes de cellulose par an, qui s'accompagneront de dommages environnementaux, sociaux et culturels considérables. Aucun « permis social » d’exploitation n’a été accordé à ce projet.
On ne peut concevoir l’extraction sans inclure un vaste réseau d’infrastructures complémentaires et, par conséquent, sans une déforestation et destruction encore plus importante.
La société UPM a exigé, comme condition pour établir sa deuxième usine de cellulose, que le gouvernement uruguayen construise un nouveau chemin de fer qui relierait le site de sa future usine et le port.
La société finlandaise UPM prévoit d’établir sa deuxième usine de cellulose en Uruguay, une des plus grandes de la planète qui produirait plus de 2 millions de tonnes par an. Le projet de cette entreprise requiert un nouveau chemin de fer et un terminal portuaire en plus de l’agrandissement des lignes de transport électrique à haute tension et plusieurs usines de transformation dans une zone franche.
En 2017, la société finlandaise UPM a signé un contrat avec le gouvernement uruguayen pour la construction d’une troisième usine géante de production de cellulose. Dans ce projet, la multinationale impose des conditions exorbitantes.
Solidarité avec la Journée internationale des luttes paysannes, une journée pour se souvenir, renforcer ces luttes et se mobiliser contre la persécution et la violence que les paysannes et paysans subissent quotidiennement partout sur la planète.