Spoliation foncière légale

Dans la plupart des pays qui possèdent des forêts tropicales, les gouvernements maintiennent l’héritage colonial qui déclarait l’État propriétaire des terres forestières. Cela a permis aux gouvernements d’accorder légalement des terres à des investisseurs privés, souvent en violation des droits de propriété coutumiers des communautés. En conséquence, les activités des entreprises qui détruisent les forêts continuent de s’étendre.

L'industrie de la conservation promeut désormais l'idée de « racheter » des concessions de conservation et de les restructurer selon des modèles économiques à but lucratif. « African Parks Network », qui gère 19 parcs nationaux et aires protégées dans 11 pays d'Afrique, offre un parfait exemple de cette évolution.
Un article du portail d'information Mongabay alerte sur l'annonce du géant pétrolier français Total Energies de la mise en place d'une plantation de 40 000 hectares en monoculture dans les savanes de la République du Congo pour compenser ses émissions.

La région de la Sangha est entièrement sous le contrôle de trois concessions. Toutes trois ont des origines coloniales et continuent de déployer des gardes contre les habitants de la forêt pour les empêcher d'utiliser leurs terres ancestrales.

La brochure « Promettre, diviser, intimider, contraindre : 12 tactiques utilisées par les sociétés productrices d’huile de palme pour s'emparer des terres communautaires » entend soutenir les communautés qui souhaitent renforcer leur résistance et mieux se préparer pour faire face aux sociétés et les empêcher d’implanter des plantations sur leurs terres.

Solidarité avec la Journée internationale des luttes paysannes, une journée pour se souvenir, renforcer ces luttes et se mobiliser contre la persécution et la violence que les paysannes et paysans subissent quotidiennement partout sur la planète.