Indonésie

Cette publication rassemble 11 articles qui se penchent sur les dimensions fondamentales et dangereuses de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD), la politique forestière dominante dans le monde depuis 2007.
Plus de 10 millions d’hectares de terres en Indonésie sont contrôlés principalement par APP et APRIL Bien que ces entreprises se soient engagées à protéger les forêts et les tourbières, elles continuent toutes deux d’être impliquées dans la déforestation, les incendies de forêt et un modèle commercial fondé sur la violence et la spoliation des communautés forestières. (Disponible en indonésien).
Les « concessions carbone » créées pour générer et vendre des crédits carbone affaiblissent également profondément les structures des communautés, leur organisation et leur reproduction en tant que communautés.
Les mouvements coloniaux et anticoloniaux ont profondément façonné les caractéristiques et les impacts des concessions en Asie du Sud-Est. Dans certains cas, les communautés ont été dépossédées par des accaparements de terres déguisés en concessions. Dans d'autres, les concessions s'inscrivent dans le cadre d'une reconcentration foncière. Dans tous les cas, le modèle de concession cadre bien avec les idéologies de la modernisation.
Le peuple Balik victime des impacts du mégaprojet de construction de la nouvelle capitale indonésienne à Bornéo. Les responsables gouvernementaux et les élites économiques du pays font certainement partie de ceux qui profiteront du projet. (Disponible en indonésien).
Les plantations de palmiers à huile sont l'un des espaces les plus dangereux pour les femmes, non seulement parce que, en tant que travailleuses vulnérables, mais aussi en raison des violences et des harcèlements sexuels. (Disponible en indonésien)
Les voitures électriques sont devenues le symbole de l'économie « bas carbone ». L'impact négatif des minéraux et métaux nécessaires à leur fabrication est fréquemment minimisé, malgré les milliers de sites d'extraction et les infrastructures néfastes qui leur sont associées.
Le WRM a réuni des articles en bahasa indonésien et en anglais afin de dénoncer les nombreux processus de contrôle des entreprises qui menacent les forêts et les territoires des populations dans les différentes îles. Cette compilation met également en évidence les résistances fortes et opiniâtres contre les nombreuses tentatives de destruction et d'accaparement des terres et des territoires des populations forestières.
L'essor de la demande d'huile de palme se paye très cher, par la destruction des forêts tropicales, l'exploitation de la main-d'œuvre et l'accaparement brutal des terres et des ressources en eau. Les communautés vivant dans et autour des plantations de palmiers à huile en Indonésie et ailleurs sont profondément préoccupées par la situation de leurs ressources en eau douce. Mais l'impact à long terme sur les ressources d'eau douce autour des plantations de palmiers à huile semble avoir été négligé jusqu'à présent.
Le Groupe Korindo a rasé les forêts du peuple autochtone Kinggo pour mettre en place ses plantations industrielles de palmiers à huile. Petrus Kinggo et d'autres dirigeants communautaires ont été persuadés d'abandonner des terres forestières coutumières sur la base de promesses trompeuses et fausses. Ils se battent maintenant contre Korindo, une entreprise certifiée FSC, malgré des intimidations constantes au niveau local ou international. (Disponible en indonésien).
Le gouvernement indonésien a approuvé la très critiquée « loi omnibus » en affirmant qu'il est « crucial d'attirer les investissements et de créer à terme des emplois ». Cette loi constitue une attaque directe contre les territoires et les communautés qui résistent à la destruction croissante qui se poursuit depuis des décennies en Indonésie. (Disponible en indonésien).