Graines d’espoir

« Quelles sont les solutions face à la destruction des forêts ? » « Quelles sont les alternatives ? » Des questions de ce type sont souvent posées pour étouffer les éventuels débats qui pourraient conduire à trouver de vraies solutions à la déforestation et au chaos climatique. Pour aller de l’avant, il faut d’abord mettre fin aux attaques contre les populations forestières et leur mode de vie et apprendre à connaître leurs relations avec leurs territoires. Depuis des générations, les communautés dépendantes des forêts vivent dans et avec les forêts, et assurent leur protection.

Productores Independientes de Piray (PIP) de Misiones, Argentine, a été créée en 2005 pour freiner l’avancée de la monoculture de pins de la transnationale Arauco et récupérer les terres. Le WRM a conversé avec Miriam Samudio, une référence de la famille de PIP, pour réfléchir sur le processus de lutte et les leçons apprises
Les plantations de palmiers à huile couvrent actuellement 270 000 hectares en Équateur, la région d’Esmeraldas étant celle qui connaît la plus forte concentration. Les processus de résistance en cours des communautés de La Chiquita, de Guadualito et de Barranquilla de San Javier continuent de susciter l’indignation et la solidarité entre les peuples et au plan international.
Une conversation avec le président de l'´Association Quilombola Volta Miúda et de la Coopérative Quilombola de l´Extrême Sud de Bahia a révélé comment Suzano, la plus grande entreprise de pâtes à papier et de cellulose au monde, est toujours en activité tout en commettant de graves violations et illégalités. Les communautés continuent de lutter pour récupérer leurs terres.

Des leaders indigènes rapportent l'expérience de leur peuple dans la lutte contre l'une des plus grandes entreprises de plantation d'eucalyptus et de production de cellulose au monde: Aracruz Celulose – l'actuelle Suzano Papel e Celulose.

Les populations autochtones Karen de Bang Kloi sont revenues sur leurs terres ancestrales, après des années de spoliation due à la création d'un parc national. Les communautés Karen se mobilisent en solidarité avec le droit des communautés de Bang Kloi à revenir sur leurs terres.

La plupart des gouvernements, des ONG et des sociétés privées favorisent l’augmentation des aires protégées et conservées partout sur la planète. Mais que signifie la conservation ?

L’économie féministe nous pousse à réfléchir sur l’actualisation des mécanismes de contrôle sans cesser d’affirmer la capacité de résistance et de reconstruction des corps en mouvement.

Le projet du secteur de la conservation de doubler la taille des aires protégées (AP) est censé être la solution à la perte de biodiversité, au changement climatique et maintenant même au COVID-19 ! Mais les aires protégées ne résolvent aucun de ces problèmes.

Quand la région de Chure a été déclarée Zone protégée, les droits de milliers de groupes forestiers communautaires ont été fragilisés. Ils continuent de résister malgré les violences généralisées et le projet accepté par le Fonds vert pour le climat.

Les autochtones Batwa, excédés par l’extrême pauvreté à la suite de leur expulsion afin d'établir le Parc National de Kahuzi Biega, a décidé de retourner dans leurs forêts ancestrales.

Les interdépendances des communautés, contrairement à ce qu’affirment les discours masculinistes de conquête, mettent en lumière les pratiques de conservation des communautés forestières. Et c’est dans ces interdépendances que l’on trouve les histoires des femmes.

Les autochtones Ngäbe-Buglé ont dû endurer la répression brutale pour contrer les assauts contre leur territoire : l’exploitation minière et les projets hydroélectriques dans leur comarca. Mais ils ont subi une autre attaque de la part d’ONG de conservation.