Systèmes de certification

« Continuez à acheter ! » C’est le message que mettent en avant les systèmes de certification. Chaque fois qu’un produit industriel ou agricole est discrédité, une initiative de certification volontaire voit bientôt le jour. Ces systèmes de certification permettent d’élargir le contrôle des entreprises sur les terres communautaires. Ils ont également tous échoué à résoudre les conflits entre les communautés et les sociétés qui ont pris le contrôle de leurs territoires. Leur contribution à la réduction des dommages écologiques reste également bien difficile à cerner, en particulier lorsque des monocultures industrielles reçoivent un label « vert ».

Les plantations de palmiers à huile couvrent actuellement 270 000 hectares en Équateur, la région d’Esmeraldas étant celle qui connaît la plus forte concentration. Les processus de résistance en cours des communautés de La Chiquita, de Guadualito et de Barranquilla de San Javier continuent de susciter l’indignation et la solidarité entre les peuples et au plan international.

Même si les entreprises crevettières détruisent massivement les mangroves pour faire place à leurs fermes de crevettes et oppriment les communautés de cueilleurs et de pêcheurs, elles réussissent à obtenir des certifications qui facilitent leur percée sur les marchés étrangers et cachent aussi une histoire de violence contre les peuples des mangroves.

Presque tous les articles du présent bulletin du WRM portent sur les plantations d’arbres et certains d’entre eux parlent même des sceaux de certification déjà mentionnés et de la façon dont ceux-ci profitent dans les faits aux entreprises au détriment des communautés.